Selon un dernier baromètre pour le premier tour de l'élection présidentielle, les candidats de la droite et du centre sont tous isolés. Même Édouard Philippe, qui dépassait les 20% dans les premières enquêtes, est tombé à 9,5%. L'organisation d'une primaire est désormais privilégiée par les prétendants à l'Élysée.
Édouard Philippe n'en veut pas et pourtant, l'hypothèse d'une primaire de la droite et du centre n'est pas totalement écartée. Le maire du Havre (Seine-Maritime) espérait le match dans les sondages, mais à moins de six mois de l'élection présidentielle, force est de constater qu'il n'en est rien. En effet, selon un dernier baromètre Ifop pour LCI, le candidat Horizons n'est crédité que de 9,5% d'intentions de vote si chacun des candidats de la droite et du centre prend part au premier tour.
Alors, tous les autres prétendants se montrent désormais favorables à l'idée d'un vote pour se départager.
Un scénario jugé inéluctable à droite
Le dernier en date, c'est Bruno Retailleau, ce mardi 3 novembre, sur BFMTV. "Il faudra ne primaire sans doute en début d'année. J'imaginais que les sondages pouvaient nous départager. Ce n'est pas parti pour ça", a-t-il estimé.
Le président des Républicains se rallie à l'idée promue par Gabriel Attal et David Lisnard. Il ne manque plus effectivement qu'Édouard Philippe, lequel a fermé la porte dimanche dernier, au 20 heures de TF1.
Toutefois, l'ancien Premier ministre apparaît seul et ne peut plus compter sur son avance dans les sondages pour tuer le match. Le candidat Horizons n'a plus que deux points d'avance sur le maire de Cannes et sa Nouvelle énergie. Une posture fragile qui renforce l'idée qu'à terme, le maire du Havre ne pourra se soustraire à cette primaire.
Le scénario est d'ailleurs jugé inéluctable par beaucoup à droite, car seul capable d'offrir à la droite et au centre un candidat en dynamique et à même de se qualifier au second tour.