Critiqué par la droite sur la sécurité, Dupond-Moretti dénonce "une surenchère populiste"

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Eric Dupond-Moretti a fustigé l'opposition de droite, très critique envers le gouvernement sur la sécurité. 1:18
Eric Dupond-Moretti a fustigé l'opposition de droite, très critique envers le gouvernement sur la sécurité. © Europe 1
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Depuis quelques jours, la droite concentre ses attaques contre l'exécutif sur le thème de la sécurité, reprochant notamment à la justice d'être trop laxiste. Invité mardi d'Europe 1, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti est revenu sur ses critiques, et dénoncé "une surenchère populiste". 

La justice en France est-elle trop permissive et laxiste ? C'est en tout cas l'angle d'attaque choisi par une partie de la droite ces derniers jours pour attaquer le gouvernement sur son bilan en terme de sécurité, après qu'un multirécidiviste a été mis en examen samedi pour le viol et le meurtre d'une adolescente le 20 août à Nantes. Invité mardi d'Europe 1, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a répondu aux critiques, et dénoncé l'attitude de la droite, fustigeant "une surenchère populiste"

"Après un drame comme celui là, on doit se taire", commence le nouveau ministre, revenant sur le drame de Nantes, "et on n'est pas obligé de faire dans la surenchère populiste". Et l'ex-avocat de poursuivre : "J'ai envie de m'adresser à l'intelligence des Français, pas à leurs bas instincts".

À l'en croire, le garde des Sceaux n'a rien loupé des critiques de la droite. "J'ai entendu la charge qui est sonnée depuis ce week-end", assure-t-il, avant d'éreinter le patron de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand, très critique envers le gouvernement, et qui "utilise les mêmes mots que Marine le Pen, qu'il a pourtant combattue pour être élu". 

"La France n'est pas un coupe-gorge"

"La France n'est pas un coupe-gorge", martèle Eric Dupond-Moretti, renvoyant l'opposition à son propre bilan. "Quand ces gens-là étaient au pouvoir, ont-ils éradiqué la délinquance ? Est-ce qu'il y a eu, quand ils étaient au pouvoir, des violences urbaines ? Est-ce que le garde des Sceaux qui était le leur à l'époque n'a pas connu la récidive ?", interroge-t-il. 

Pour le ministre de la Justice, le choix de la droite de se concentrer sur la sécurité ne doit pas masquer que, sur le terrain économique, "il n'ont rien à proposer".

Europe 1
Par Antoine Terrel