La nomination pressentie d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes est loin de ne faire que des heureux. Si la droite dénonce un choix prenant en otage les grandes institutions, la gauche se questionne sur de potentiels conflits d'intérêts.
Un choix très loin de faire l'unanimité. Alors que le président de la République a choisi Amélie de Montchalin pour succéder à Pierre Moscovici à la tête de la Cour des comptes, la droite a par exemple dénoncé le "re-casage des petits copains".
"Un scandale d'Etat"
Un système que ne supporte plus le président de l'UDR, Eric Ciotti. "C'est un scandale d'État, je le dis. C'est une appropriation d'un clan sur les institutions de la République. Ça suffit que les grandes institutions, les grands corps de l'État soient aujourd'hui pris en otage par le macronisme finissant", s'insurge ce dernier.
L'autre problème aux yeux de la droite, c'est la durée de nomination. Amélie de Montchalin pourrait rester en poste 27 ans, et être payée près de 15.000 euros par mois, soit plus de 5 millions d'euros au total.
A gauche, l'insoumis Eric Coquerel s'inquiète, lui, des multiples conflits d'intérêts potentiels. Comment l'actuelle ministre pourra-t-elle juger librement les comptes publics dans les semaines à venir ? "Amélie de Montchalin a largement démontré qu'elle œuvrait uniquement pour l'Etat et pas pour les intérêts partisans", balaye la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Peu importe les critiques, Emmanuel Macron devrait bien nommer Amélie de Montchalin dans les prochaines heures, qui deviendra la première femme à prendre la tête de l'institution.