Alors que les gilets jaunes et les organisations de jeunesse se mobilisent pour un quatrième samedi consécutif, le Premier ministre Sébastien Lecornu tente d'éteindre la colère populaire en promettant des réponses et une conférence sociale dès lundi. Pressions salariales, choix budgétaires et risque d'embrasement dans les lycées... l'équation s'annonce délicate.
Les gilets jaunes et les organisations de jeunesse se mobilisent ce samedi 7 novembre pour le quatrième samedi consécutif. Pour mettre fin à ce mouvement, Sébastien Lecornu promet d'apporter des réponses en début de semaine prochaine et annonce la tenue d'une conférence sociale à Matignon, réunissant patronat et syndicats dès lundi.
Le dilemme Lecornu
Les marges de manœuvre du Premier ministre sont cependant très restreintes et l'équation s'annonce délicate, car il ne pourra pas se contenter du rôle d'arbitre et devra faire des concessions pour en obtenir. Concernant le SMIC, Bercy évoque une hausse anticipée, voire un coup de pouce. Pour les autres salaires du privé, il s'agit de convaincre les employeurs, mais le Medef dénonce une contradiction entre la demande d'augmentations et l'alourdissement des charges des entreprises.
L'État étant également employeur, toute hausse pour les fonctionnaires devra être financée, ce qui attend le Premier ministre sur ses propres choix budgétaires. Il doit montrer qu'il écoute sans donner le sentiment que seule la pression de la rue fait bouger le gouvernement, jouant ainsi sa propre autorité.
Un autre rendez-vous est prévu la semaine prochaine avec les représentants lycéens, dans le cadre d'une rencontre programmée avant la mobilisation. Dans les établissements, les premières annonces n'ont pas empêché la reprise des blocages, illustrant le risque principal pour Sébastien Lecornu : faire des concessions sur plusieurs fronts sans obtenir l'apaisement sur aucun.