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«C'était un moment d'une extrême violence» : hué, insulté... Le maire sortant de Mantes-la-Jolie revient sur la soirée électorale de dimanche

[Europe 1]

Invité ce jeudi matin d'Europe 1 matin, le maire sortant de Mantes-la-Jolie Raphaël Cognet, revient sur l'annonce des résultats de dimanche soir dans la mairie de sa commune. Une prise de parole sous les hués et les insultes, qui laisse des traces chez l'édile et l'inquiète pour le futur de la commune.

L'annonce des résultats du second tour des élections municipales ce dimanche 22 mars a presque tourné à l'affrontement à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines. Comme dans d'autres villes gagnées notamment par La France insoumise, le discours du maire sortant a été particulièrement perturbé. 

Le maire horizons, Raphaël Cognet, qui s'est incliné face au candidat de la gauche Adam Gaye, a été longuement hué, parfois insulté comme cela a été montré à travers plusieurs vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux.

"La cité d'un côté, le reste de la ville de l'autre"

Invité ce jeudi matin au micro de Dimitri Pavlenko, le maire sortant de la ville des Yvelines avoue qu'il ne "s'attendait pas à vivre ça". "J'ai senti l'ambiance monter à partir de la fin de l'après-midi quand il a y eu des incidents assez graves dans des bureaux de vote. Donc, j'ai senti la tension monter mais je ne m'attendais pas à vivre ça dans ma propre mairie", confie-t-il.

"C'était un moment d'une extrême violence", reconnaît-il, estimant que plusieurs maires qui ont subit également cela, comme à Creil ou en banlieue de Lyon "doivent être aussi probablement traumatisés". "Mes enfants ont vu leur père être insultés pendant des minutes et des minutes", témoigne-t-il.  

Au micro d'Europe 1, Raphaël Cognet annonce qu'il ne siégera pas dans l'opposition et s'inquiète pour le bon déroulé du prochain mandat. "Il y a une 'antagonisation' radicale à Mantes-la-Jolie, la cité d'un côté, le reste de la ville de l'autre. Sauf que, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire à Mantes-la-Jolie. Et donc, quand on commence comme ça, à mon avis, le nouveau maire risque d'être otage de la frange la plus radicale de sa majorité", conclut-il.