Cédric Villani candidat à Paris ? "J'ai senti qu'il s'y préparait", assure Gaspard Gantzer

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Capture d'écran © Europe 1
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Candidat à la mairie de Paris, Gaspard Gantzer a rencontré Cédric Villani jeudi, alors que le mathématicien et élu de l'Essonne pourrait annoncer sa candidature le 4 septembre. 
INTERVIEW

Candidat indépendant à la Mairie de Paris, il promet qu'il ira "jusqu'au bout". Mais, pour les prochaines élections municipales, Gaspard Gantzer pourrait voir un nouveau concurrent se mêler à la lutte en la personne du mathématicien Cédric Villani, qu'il a d'ailleurs rencontré jeudi. "J'ai senti qu'il s'y préparait, qu'il en avait envie", indique-t-il au micro de David Doukhan, sur Europe 1.

L'ancien conseiller en communication de François Hollande à l'Élysée et fondateur du mouvement "Parisiennes, Parisiens", a rencontré le député de l'Essonne jeudi, avec sa colistière Isabelle Saporta. "On a parlé de Paris", indique-t-il. "On a parlé du fond, du logement, des transports, de la sécurité". Mais les deux hommes ont aussi parlé d'une éventuelle candidature de Cédric Villani, alors que ce dernier pourrait annoncer le 4 septembre le lancement de sa candidature dissidente, après avoir échoué à être désigné par la commission d'investiture de LREM face à Benjamin Griveaux.  

"Il a une revanche à prendre"

"Il ne m'a pas dit 'je suis candidat'", indique Gaspard Gantzer. Mais, ajoute-il, "j'ai senti qu'il s'y préparait, qu'il en avait envie". Pour le candidat, qui espère déjouer les pronostics lors du scrutin de 2020, la décision de Cédric Villani serait motivée par son ressentiment vis-à-vis de la procédure de désignation au sein de LREM. "Il a très mal vécu ce qu'il s'est passé au mois de juillet (...) Je crois qu'il a été profondément humilié par ça. Il a une revanche à prendre", explique Gaspard Gantzer. 

Discutant volontiers avec le mathématicien médaillé Fields, Gaspard Gantzer attend cependant de savoir comment Cédric Villani "se positionnera tant vis-à-vis d'Emmanuel Macron que de la majorité sortante". 

Europe 1
Par Antoine Terrel