En pleine canicule, l'exécutif tente de s'organiser pour gérer la crise. Mais alors que les records de température tombent, le manque de préparation est pointé du doigt.
La France est touchée par une vague de chaleur historique qui va se poursuivre et les Français vont devoir encore patienter un peu. Les trois quarts de la France sont placés en alerte rouge par Météo-France, ce jeudi. Sébastien Lecornu a ces derniers jours tenu des réunions de crise sur la canicule.
Ce mercredi matin, le Conseil des ministres à l'Elysée était entièrement dédié à cette question, mais aucune mesure d'urgence majeure n'a été annoncée. Preuve que le gouvernement reste bien impuissant.
Le gouvernement est-il à la hauteur ?
Emmanuel Macron défend avant tout son bilan climatique après 9 ans de mandat, comme le rapporte la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. "Il a rappelé la nécessité d'avancer sur deux jambes : l'atténuation d'une part, l'adaptation d'autre part. C'est ce qu'on fait depuis le début du premier quinquennat. Je rappelle que les crédits de la mission écologie ont doublé depuis 2017", a-t-elle indiqué.
Sauf que certaines promesses ne sont pas respectées. En 2023, Emmanuel Macron s'engageait à climatiser 40.000 écoles en 10 ans. Or, seulement 65 l'ont été l'an dernier. À cela s'ajoutent des déclarations contradictoires qui brouillent le message gouvernemental.
Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique, a évoqué ce mercredi matin une nouvelle canicule mi-juillet. Maud Bregeon lui a répondu : On s'y prépare. Notre rôle, c'est d'anticiper les choses. Pour ma part, je ne fais pas de projections à horizon plusieurs semaines, ni sur la météo, ni sur les prix du carburant".
Et pour cause, les météorologues s'accordent à dire qu'il est quasiment impossible de prévoir une canicule trois semaines à l'avance.