Le gouvernement de Sébastien Lecornu présente ce mercredi son projet de budget en Conseil des ministres. Pour atteindre 54 milliards d’euros d’économies, l’exécutif prévoit notamment de mettre à contribution les retraités, les fonctionnaires et les dépenses sociales.
Sébastien Lecornu peut-il réussir là où ses deux prédécesseurs ont échoué, c’est-à-dire franchir l’épreuve du budget ? Ce mercredi matin, le Premier ministre présente sa copie en Conseil des ministres. L’objectif affiché est de réaliser 54 milliards d’euros d’économies, alors que les taux d’intérêt de la dette s’envolent. Mais concrètement, quels efforts sont demandés ?
Mettre à contribution les retraités
Le gouvernement entend notamment mettre à contribution les retraités. Le projet de budget prévoit de protéger les pensions jusqu’à 1.260 euros par mois. Au-delà, l’indexation sur l’inflation pourrait être réduite, voire supprimée, afin de dégager 4,1 milliards d’euros d’économies.
Autre mesure envisagée : le plafond de l’abattement fiscal de 10% accordé aux retraités serait abaissé de 4.439 à 3.000 euros.
Deuxième cible : les prestations sociales. Les APL seraient gelées, tandis que la prime d’activité ne serait pas intégralement revalorisée en fonction de l’inflation.
La santé également mise à contribution
Du côté des fonctionnaires, le point d’indice serait de nouveau gelé, avec environ 2 milliards d’euros d’économies attendues. La santé est également mise à contribution, avec davantage de dépenses transférées vers les mutuelles, une hausse des franchises et environ 2 milliards d’euros d’économies recherchés sur les arrêts maladie.
Au total, le gouvernement vise donc 54 milliards d’euros d’efforts. Mais les différents curseurs peuvent encore évoluer. Le projet présenté ce mercredi constitue une première base de négociation et doit désormais passer l’épreuve du Parlement.