Entre les blocages annoncés dans les lycées, un vote à haut risque sur le budget de l'État et une mobilisation intersyndicale prévue jeudi, Sébastien Lecornu aborde une semaine sous tension. Face à la colère sociale et aux divisions de son propre camp, le Premier ministre joue gros, dans la rue comme au Parlement.
Du côté de l'exécutif, l'inquiétude grandit autour de l'agenda social de la semaine. Outre les lycéens et les étudiants, le gouvernement fait face depuis trois semaines à un mouvement massif contre la vie chère, qui prendra la forme jeudi d'une grande journée d'action à l'appel de tous les syndicats. Ce lundi de rentrée inaugure une semaine à haut risque pour Sébastien Lecornu, dans la rue comme au Parlement.
Ce lundi matin, tous les élèves pourront-ils franchir les grilles de leur lycée ? Des blocages sont annoncés dès la rentrée. Pour Matignon, l'enjeu est de garantir l'accès aux cours, et pas seulement d'appeler au calme. Mardi, la pression sera également parlementaire. Les députés doivent se prononcer sur les recettes du budget de l'État.
Éviter que les blocages ne s'installent durablement
Après le rejet du budget de la Sécurité sociale, Sébastien Lecornu doit éviter un nouveau revers. Même ses soutiens se divisent. Une partie de son camp a, par exemple, voté la suppression de la surtaxe sur les grandes entreprises. Un nouveau rejet fragiliserait Matignon à l'approche de la mobilisation de jeudi.
L'intersyndicale appelle à la grève dans les secteurs public et privé. Des organisations de jeunesse veulent se joindre au mouvement. Certains Gilets jaunes appellent déjà à reconduire la grève dès vendredi.
Pour l'exécutif, il faudra contenir les débordements et éviter que les blocages ne s'installent durablement. Or, Bercy prévient qu'il faudra consentir à davantage d'efforts en l'absence d'une croissance suffisante. Les prochaines économies pourraient donc alimenter la colère que le Premier ministre cherche à apaiser.