Le gouvernement a présenté son projet de budget 2027 avec un objectif de 54 milliards d’euros d’économies. Gel des pensions, des APL et des allocations familiales, baisse des allègements de charges : faute de majorité, l’exécutif devra désormais trouver des compromis avec les députés.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a jugé que "le mouvement lycéen est pris en otage par des groupuscules ultra-violents". Face à cette situation, il a annoncé que le gouvernement renonçait à faire payer des frais d’inscription en BTS ou en classe prépa, une mesure inscrite dans le projet de budget 2027 présenté le matin même et fustigée par la gauche et plusieurs syndicats.
Trouver des compromis
Une copie de départ, selon les mots de la porte-parole du gouvernement. Parvenir à faire 54 milliards d’euros d’économies reste l’objectif, mais sans majorité au Parlement, il faudra trouver des compromis. Rien d’évident, tant ces mesures sont inflammables pour la gauche comme pour la droite.
Les pensions de plus de 1.260 euros seraient gelées, tout comme les APL et les allocations familiales. Les entreprises, elles, perdraient des allègements de charges. Mais l’exécutif se dit prêt à discuter.
"On pose une copie de départ sur la table. On est ouvert à la discussion avec l’ensemble des forces politiques et on espère qu’à l’aune d’une échéance démocratique majeure pour le pays, les uns et les autres arriveront à se mettre d’accord. Moi, je crois, je vous le dis comme je le pense, que les Français ne comprendraient pas que les partis politiques aujourd’hui refusent de s’accorder sur un compromis budgétaire pour quelques mois", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Faute d’accord, le 49.3 permettrait une adoption sans vote à l’Assemblée, mais au risque d’une potentielle censure. Une loi spéciale, elle, ne ferait que repousser l’adoption du budget. Pour convaincre, l’exécutif assure que les gels pourraient être levés après la présidentielle. Il demande donc aux députés d’accepter aujourd’hui des économies sur lesquelles le prochain gouvernement pourrait revenir.