Bruno Le Maire sur Les Républicains : "je vois un parti qui a perdu sa pertinence politique"

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Le ministre de l’Economie, ancien des Républicains, a estimé que la formation de ses anciens camarades, réunie à La Baule, "n’apporte pas une seule réponse aux grandes questions de sociétés".
INTERVIEW

Voilà plus de deux ans que Bruno Le Maire n’est plus membre des Républicains. Le ministre de l’Economie avait été exclu du parti de droite après avoir accepté de rentrer au gouvernement d’Edouard Philippe, à la suite de la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Mais depuis qui avait participé à la primaire de la droite en 2016 garde évidemment un œil sur ses anciens camarades, actuellement réunis à La Baule dans une ambiance morose. Et Bruno Le Maire, invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos se montre volontiers sévère à leur encontre. "Je vois un parti qui a perdu sa pertinence politique", dit-il au sujet de son ancienne formation.

"Arrêtez de penser avec les concepts du 20ème siècle"

"Quand on fait de la politique, il faut proposer quelque chose qui a de la pertinence", développe le ministre de l’Economie, avant de dresser un portrait du paysage politique français : ceux qui "ne s’intéressent plus du tout à la politique", ceux qui  "refuse catégoriquement le capitalisme", le "parti de la capitulation" (l’extrême droite), la partie incarnée par le président de la République et la majorité,  ceux préoccupés par l’environnement…  "Je ne vois pas aujourd’hui en quoi le rassemblement de La Baule apporte une seule réponse aux interrogations que je viens de poser sur le capitalisme sur l’environnement, sur la mondialisation et sur l’Europe", a asséné Bruno Le Maire.  

Le ministre de l’Economie a enfin affirmé que le clivage droite-gauche était dépassé et a accusé ses anciens camarades de ne pas s’en apercevoir. "Quand je vois tant de mes anciens collègues qui s’évertuent à dire ‘vive la droite moderne, la droite ancienne, la droite nouvelles, la droite nationale, la droite ceci, la droite cela…’ Arrêtez de penser avec les concepts du 20ème siècle au 21ème, ils ne sont plus opérants", a-t-il lancé.