Emmanuel Macron veut accélérer l’électrification de la France. Aux côtés des grands acteurs du secteur ce mardi à l’Élysée, le chef de l’État a présenté cette transition comme un enjeu de compétitivité, de pouvoir d’achat et d’indépendance, avec 600.000 emplois à la clé.
Accélérer l’électrification du pays : telle est l’ambition d’Emmanuel Macron. Dans la foulée du plan d’électrification présenté par Sébastien Lecornu le mois dernier, le chef de l’État a reçu, ce mardi matin à l’Élysée, tous les acteurs du secteur, dont de nombreux chefs d’entreprise, qu’il appelle "l’équipe de France de l’électricité". Le président en fait un enjeu d’indépendance, de décarbonation et de compétitivité.
Après des échanges avec les industriels, comme les patrons de Stellantis, d’EDF ou de RTE, Emmanuel Macron a pris la parole. Une manière de reprendre davantage le dossier de l’électrification à son Premier ministre, Sébastien Lecornu, et de faire en sorte que les choses aillent plus vite.
"Plus de 600.000 emplois"
Le chef de l’État s’est adressé aux chefs d’entreprise, auxquels il promet un accompagnement vers le passage à l’électrique. "C’est un grand plan de transformation qui embarque 6.000 entreprises et va créer ou pérenniser plus de 600.000 emplois. C’est vous qui portez les solutions, ce sont les Français qui choisiront et donc, je crois, à cet égard, qu’il faut leur faire confiance et rendre le passage à l’électrique, en quelque sorte, naturel et désirable", a déclaré Emmanuel Macron.
Pour le président, "c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour la compétitivité et c’est bon pour l’indépendance du pays".
Quatre secteurs sont jugés prioritaires : l’automobile, l’industrie, les transports et le bâtiment. Plusieurs pactes de filière ont ainsi été signés ce mardi matin. L’objectif est d’asseoir la place de la France comme première nation décarbonée d’Europe. Une électrification dont l’intérêt est renforcé au regard des contraintes économiques qui pèsent sur les Français, selon l’Élysée.