Invitée de La Grande Interview Europe 1-CNews, Maud Bregeon a estimé que certains élus de La France insoumise avaient contribué à l'embrasement observé autour du mouvement lycéen. La porte-parole du gouvernement leur attribue une "responsabilité politique et morale majeure" dans la dégradation de la situation.
Alors que plusieurs centaines d'établissements restent fermés ou perturbés ce lundi après une série de violences en marge des blocus lycéens, Maud Bregeon a vivement mis en cause La France insoumise. Pour la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'énergie, il faut distinguer les revendications exprimées par certains lycéens des actes de violence commis aux abords des établissements.
"Les lycéens ont des choses à dire, ont des messages à passer. Il faut qu'on arrive à les entendre, à les écouter", explique-t-elle. Mais elle insiste dans le même temps sur la nécessité de ne pas confondre mobilisation et violences.
Une accusation directe contre certains élus insoumis
Selon la porte-parole du gouvernement, certains responsables politiques ont joué un rôle dans la montée des tensions. "Ce qui s'est passé la semaine dernière est proprement inadmissible et par ailleurs est instrumentalisé par une part de responsables politiques", affirme-t-elle, avant de viser plus précisément La France insoumise.
"Je pense notamment à la France insoumise. Dès les prémices du mouvement, dans les premières heures de ce mouvement, on a vu des élus comme Louis Boyard, comme Bally Bagayoko, attiser, encourager cette violence", déclare-t-elle.
"Une responsabilité politique et morale majeure"
"Ils ont une responsabilité politique et morale majeure dans ce qui se passe depuis plusieurs jours aux abords des lycées", affirme-t-elle. "Ils participent évidemment à l'embrasement." Selon la porte-parole du gouvernement, il s'agit d'une stratégie "de manière tout à fait assumée" afin de tenter de récupérer une partie de l'électorat jeune.