Benalla : Hamon défend "une 6ème République" où le président "ne serait plus irresponsable"

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Benoît Hamon est partisan de la mise en place d'une 6ème République, avec un pouvoir parlementaire fort.
Benoît Hamon est partisan de la mise en place d'une 6ème République, avec un pouvoir parlementaire fort. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Dans une tribune au Parisien dimanche, le candidat malheureux à la présidentielle dénonce le "sentiment d'impunité et de toute-puissance" du chef de l'État face à l'affaire Benalla.

Benoît Hamon, fondateur de Générations, appelle à une "6ème République dans laquelle le chef de l'État ne serait plus irresponsable", dans une tribune au Parisien dimanche, reprochant à Emmanuel Macron d'agir en "enfant" mais pas en président dans l'affaire Benalla.

"Archaïsme et précarité de nos institutions". "La dérive individuelle d'Alexandre Benalla ne masquera jamais la dérive autrement plus préoccupante d'un système politique qui repose tout entier sur la volonté d'un seul homme, le président de la République, dont le sentiment d'impunité et de toute-puissance révèle l'incroyable archaïsme et la précarité de nos institutions", argumente l'ancien candidat socialiste à la présidentielle.

"Emmanuel Macron menace en enfant". Il fustige une formule d'Emmanuel Macron devant les parlementaires de la majorité et le gouvernement mardi, où le chef de l'État a lancé que "s'ils veulent un responsable, il est devant vous". "Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français", avait-il dit.

Or, souligne Benoît Hamon, "Emmanuel Macron le sait : la Constitution le protège, et il n'aura à répondre au peuple français qu'en 2022, s'il se représente". "Comme à son habitude, Emmanuel Macron menace en enfant, là où nous attendons qu'il agisse en chef d'État", cingle-t-il.

Pour une 6ème République. "Aujourd'hui, nous exigeons bien plus que des réponses. L'urgence et notre devoir sont de répondre à la faiblesse de notre démocratie par une réforme radicale de nos institutions", selon le fondateur de Générations.  Il "plaide donc pour l'émergence d'une 6ème République dans laquelle le chef de l'État ne serait plus irresponsable, dans laquelle le Parlement retrouverait son indépendance, dans laquelle, surtout, le citoyen ne serait plus infantilisé et réduit au rang d'électeur intermittent", exhortant enfin à briser "le cercle de la défiance des élites à l'égard des citoyens".