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Avec la retraite à 65 ans, Edouard Philippe s'aligne sur son concurrent Bruno Retailleau

[Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face au déséquilibre du système des retraites, le candidat Horizons à l'élection présidentielle Edouard Philippe propose de repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans. Les travailleurs exerçant des métiers pénibles pourront partir avant. Des propositions qui s'alignent parfaitement sur celles d'un autre : Bruno Retailleau.

Duel au sommet sur la question des retraites. Face à l'insoutenabilité du système par répartition français dans sa forme actuelle, de nombreux candidats à l'élection présidentielle proposent différentes réformes pour tenter de remettre les comptes à l'équilibre.

Parmi les pistes : reculer l'âge de départ à la retraite. C'est ce que propose Edouard Philippe, qui, dans une vidéo publiée ce mardi sur les réseaux sociaux, a annoncé vouloir repousser l'âge de départ à 65 ans. L’ancien Premier ministre assume de dire qu’il faut travailler plus longtemps... comme son adversaire, le Républicain Bruno Retailleau. 

Pour ne pas augmenter les cotisations des actifs ou baisser les pensions des retraités, Edouard Philippe propose d’augmenter progressivement l’âge de départ à la retraite. "C'est la solution qui a été retenue en Allemagne, en Espagne, au Danemark, dans tous les pays d'Europe, qu'ils soient de gauche ou de droite. Les seuls qui ne faisons pas ça jusqu'à présent, c'est nous", souligne-t-il. 

Aménagement des réformes pour les métiers pénibles

Edouard Philippe table donc sur 65 ans et non 67 comme il l'avait un temps envisagé. Une proposition alignée sur celle de Bruno Retailleau, son concurrent des Républicains. Comme ce dernier, l'ancien chef de gouvernement promet aussi des aménagements pour les carrières longues et les métiers exposés à la pénibilité. 

"Dans la réforme que je propose, un Français sur trois pourra partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans. Il ne s'agit pas d'une faveur, il s'agit de la reconnaissance de la réalité, de ce qu'une vie de travail a déjà demandé pour certains", insiste-t-il. 

Reste que pour Edouard Philippe, travailler plus longtemps apparaît comme un impératif, tout comme l'introduction d'une dose de capitalisation dans le système de retraites, mesure là encore proposée par Bruno Retailleau, mais aussi Gabriel Attal.