Le maire de Cannes David Lisnard était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il appelle à baisser les dépenses sociales de la France pour revaloriser les salaires et arrêter de "dépouiller les actifs au profit des inactifs".
Dette dépassant les 100% du PIB, déficit public abyssal, taux de prélèvement parmi les plus élevés du monde... La France brille ces derniers mois par son manque de gestion de ses finances et des débats interminables sur la fiscalité. Face à la situation, et à moins d'un an de l'élection présidentielle de 2027, le maire de Cannes David Lisnard appelle à changer de lecture face au mur budgétaire, en appelant à baisser la dépense publique.
"Nous proposons ainsi d'augmenter les salaires net. On a pour objectif de faire 80 milliards d'euros d'économies la première année, 200 milliards sur le quinquennat avec Nouvelle Energie (son parti ndlr)", explique-t-il face à Laurence Ferrari.
"En fait, il faudrait avoir 300 milliards de baisse des dépenses, ce qui serait très raisonnable. Parce que ça veut dire qu'on serait à 50% de la richesse produite dépensée par la puissance publique. On serait toujours l'un des pays qui dépense le plus d'argent public", insiste-t-il, soulignant que la dépense publique n'a fait qu'augmenter d'année en année et que pour autant, "nous n'avons pas eu plus d'infirmiers aux urgences, plus de policiers dans la rue ou de magistrats".
Remettre tout le système à plat
"C'est tout le paradoxe que j'essaie de faire comprendre", poursuit le président de l'association des Maires de France (AMF). Et pour redonner des services publics de proximité et du pouvoir d'achat aux Français, il faut cotiser moins pour gagner plus", insiste-t-il, assurant qu'il faudra couper dans les agences de l'Etat, s'attaquer au poids des retraites ou encore "ne plus attribuer d'allocation à des gens qui n'ont pas contribué et qui viennent de l'étranger".
Objectif : "ne plus dépouiller les actifs au profit des inactifs", conclut-il.