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Audiovisuel public : Rachida Dati n'épargne pas France Télévisions et Radio France

La candidate à la mairie de Paris s'est montrée très virulente contre France Télévisions et Radio France. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Auditionnée pendant près de trois heures devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, Rachida Dati a vivement attaqué France Télévisions et Radio France. La ministre de la Culture plaide pour une réforme profonde et dénonce un manque d’impartialité.

Rachida Dati devant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. La ministre de la Culture a été interrogée ce jeudi matin durant près de trois heures d'échanges à bâtons rompus. La candidate à la mairie de Paris s'est montrée très virulente contre France Télévisions et Radio France.

La ministre condamne l'acharnement contre CNews et Europe 1

Rachida Dati plaide pour une réforme complète de l'audiovisuel public, seule solution selon elle pour réduire les coûts et assurer la neutralité. Elle se dit même choquée par le rapport de la Cour des comptes, dénonçant des dépenses excessives. La ministre de la Culture condamne également l'acharnement de Delphine Ernotte contre CNews et Europe 1.

"Je lui ai dit que ce n'était peut-être pas habile d'avoir indiqué qu'un autre média était d'extrême droite", admet-elle.

Rachida Dati dénonce les propos des journalistes de France Inter

Concernant l'impartialité politique du service public, Rachida Dati dénonce devant les députés les propos des journalistes de France Inter, Thomas Legrand et Patrick Cohen, à son encontre. "Le type de vocabulaire qui est employé, je trouve que ce n'est pas un vocabulaire approprié. Quand on dit qu’on va s'occuper de quelqu'un, je sais à quoi ça renvoie", déplore la ministre de la Culture.

Enfin, Rachida Dati s'attaque aux méthodes des journalistes de "Complément d'enquête" sur France 2. "Des journalistes se sont adressés à un membre de ma famille qui était en grave difficulté. Et en disant : si vous avez évidemment des choses très à charge concernant Mme Dati, on est prêt à vous indemniser s'il le faut", rapporte-t-elle. Des méthodes évidemment interdites par la charte des journalistes.