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Attentat raciste de Trappes : une séance sous tension à l'Assemblée après la minute de silence en hommage aux victimes

Ce mardi 27 octobre, les députés ont observé une minute de silence à l'Assemblée nationale en hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés vendredi dernier. Mais les questions au gouvernement ont rapidement tourné au pugilat.

Quatre jours après l'attentat raciste de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines, le drame continue de déchirer la classe politique. Ce mardi après-midi, à l'Assemblée nationale, les députés ont observé une minute de silence en hommage aux victimes, dont Pengo Bossio Wangui, abattu par Kevin T. vendredi 23 octobre. Mais très vite, le recueillement a laissé place aux invectives.

"Des récupérations politicardes"

À la tribune, le nouveau patron des députés RN, Sébastien Chenu, a rejeté le lien établi par la gauche entre les discours de son parti et l'attaque de Trappes : "Le concours de fake news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche. Ceci ajoute au drame que nous traversons. Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes."

Pendant son intervention, les socialistes et les écologistes ont quitté l'hémicycle. Une désertion du débat, selon Sébastien Lecornu : "Croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du Rassemblement national."

Pour conclure, le Premier ministre a dénoncé une "ambiance nauséabonde" qui ne présage rien de bon pour la suite. À six mois de la présidentielle, la trêve politique n'aura tenu que le temps d'une minute de silence.