Après avoir quitté LREM, le député Joachim Son-Forget devient apparenté UDI

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Le député des Français de Suisse et du Liechtenstein, Joachim Son-Forget va devenir apparenté à l'UDI après avoir quitté LREM.
Le député des Français de Suisse et du Liechtenstein, Joachim Son-Forget va devenir apparenté à l'UDI après avoir quitté LREM. © Fabrice COFFRINI / AFP
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Le député Joachim Son-Forget, qui a quitté LREM après des propos jugés sexistes, doit annoncer mardi qu'il va rejoindre le groupe UDI en tant qu'apparenté.

Le député ex-LREM Joachim Son-Forget, qui a quitté le parti présidentiel après des propos jugés sexistes, va rejoindre le groupe UDI en tant qu'apparenté, a indiqué lundi le parti de Jean-Christophe Lagarde. Le représentant à l'Assemblée nationale des Français de Suisse et du Liechtenstein, connu désormais pour ses dérapages, doit officialiser son nouveau ralliement mardi.

Une démission après des tweets sexistes. Joachim Son-Forget avait démissionné le 29 décembre du groupe parlementaire La République en marche, à la suite d'une polémique née de tweets sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, qui lui avaient valu une lettre d'avertissement de son parti. Il avait par la suite signé de nombreux tweets assez éloignés de la réserve attendue d'un député.

Un nouvel apparenté à l'UDI. Joachim Son-Forget a depuis décidé de lancer son parti politique, nommé "Je suis Français et Européen". Le député d'origine sud-coréenne, qui vit en Suisse et estime défendre "plutôt des idées de droite", s'est depuis également prononcé en faveur du référendum d'initiative citoyenne, réclamé par de nombreux "gilets jaunes", et de la baisse des dépenses publiques et des impôts. Selon des sources concordantes, Joachim Son-Forget pourra continuer la construction de son parti en tant qu'apparenté UDI à l'Assemblée.

 

Lagarde défend l'arrivée de Son-Forget. Le patron de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a défendu mardi l'arrivée dans son groupe parlementaire de Joachim Son-Forget. "Nous avons accepté de l'accueillir en pleine conscience, du fait qu'un certain nombre de ses provocations passées pouvaient heurter", a-t-il dit devant la presse. "Il nous a dit que ce n'était pas un mode de communication qu'il souhaitait perpétuer et qu'à l'époque", il l'avait utilisé "car c'était un peu difficile de débattre dans son groupe (LREM), ce qui est possible chez nous", a-t-il ajouté. "Moi, je ne préjuge pas des gens, je ne suis pas le flic de la pensée de cette assemblée", a poursuivi le leader centriste, se refusant à "clouer au pilori, à ostraciser un homme intelligent qui a fait des propositions adoptées par l'Assemblée".