André Santini : "Emmanuel Macron est entouré de gens qui n'ont aucune expérience"

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Chez Anne Roumanoff, vendredi, l'ancien ministre et maire UDI d'Issy-les-Moulineaux s'en est pris avec vigueur à la politique et au style d'Emmanuel Macron.
ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN

Il n'a pas l'habitude de mâcher ses mots. Vendredi, au micro d'Anne Roumanoff sur Europe 1, André Santini, le maire UDI d'Issy-les-Moulineaux, invité à l'occasion de la sortie de son livre Un maire célibataire, a critiqué avec vigueur la politique et le style d'Emmanuel Macron.

"Il faut écouter les gens". "Il faut écouter les gens, c'est la première chose à faire", estime André Santini pour qui le président se distingue par "son mépris" des Français. "Quand j'entends un couple de "gilets jaunes" qui dit : 'on est tous les deux au Smic, on a du mal à élever nos enfants et on ne peut pas utiliser la voiture alors que l'on doit aller au travail avec la voiture', c'est un problème. Nous les maires, on est à l'écoute tout le temps, on reçoit du courrier tout le temps. Je suis au travail de 6h à minuit", insiste-t-il.

"Il est entouré de gens qui n'ont aucune expérience". Selon lui, la crise des "gilets jaunes" aurait d'ailleurs pu être évitée si le président avait également fait preuve de moins d'arrogance. Surtout, si les bonnes personnes s'étaient trouvées à ses côtés. "Il est entouré de gens qui n'ont aucune expérience. C'était d'ailleurs le slogan, 'venez avec nous, on y connait rien'", pointe-t-il avec ironie.

"En politique il y a une chose qu'on ne pardonne pas, l'humiliation". Avec le "grand débat national" lancé mardi pour tenter de résoudre la crise des "gilets jaunes", André Santini concède tout de même un mieux. "Il se penche vers les élus", reconnait-il, mais il le fait "après nous avoir craché à la figure pendant 18 mois", souligne le maire d'Issy-les-Moulineaux. "Il a dix huit mois de retard, il faut tout recommencer, refaire les peintures. On a humilié des gens pendant longtemps. Et vous savez, en politique, il y a une chose qu'on ne pardonne pas, c'est l'humiliation".