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Pour le maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite, la lutte contre le terrorisme doit d'abord passer par une meilleure prévention de la radicalisation, à l'école, sur internet, dans les prisons et les lieux de culte.

Au moins 84 personnes qui assistaient au feu d'artifice du 14-Juillet ont été fauchées par un camion, jeudi soir à Nice. Quelques heures après le drame, probablement un acte terroriste, les réactions politiques se multiplient. "La population niçoise a besoin de se sentir soutenue et entourée", a déclaré Alain Juppé au micro d’Europe 1, précisant que devait primer "la compassion, la solidarité et le sentiment de révolte face à l’horreur absolue qui vient de se produire", alors que certains membres de la droite réclament déjà des explications de la part du gouvernement, face à ce qu’ils considèrent comme des failles de l’état d’urgence.

Lutter contre la radicalisation. Pour le candidat à la primaire de la droite, toujours favoris des sondages, il faut s’engager davantage contre "la radicalisation des esprits", à travers une lutte dès l’école et sur les réseaux sociaux. "Lorsque sont remises en cause des vérités historiques par tel ou tel élève, on ne doit pas l’accepter. Les professeurs doivent sanctionner." Concernant le web, devenu l’un des premiers canaux de la radicalisation, l’élu rappelle qu’ "une loi récente prévoit de créer un délit pour fréquentation régulière de sites djihadiste". "Il faut la mettre en application !"

Une police pénitentiaire. Le combat contre le fondamentalisme doit aussi, selon lui, être intensifié dans les prisons et les lieux de culte. "J’ai proposé depuis des mois la création d’une police pénitentiaire en prison, pour savoir ce qu’il se passe et lutter contre la radicalisation". "Dans certains lieux de culte. Lorsqu’un imam prêche des paroles contre la République, pour la haine et la mort, il doit être immédiatement arrêtée et expulsé s’il est étranger."

Renforcer les effectifs. "Les militaires de Sentinelle, qui font un boulot formidable depuis des semaines et des semaines, pour ne pas dire des mois, sont harassés. Il faut donc les relayer. On nous avait annoncé le recrutement de 5.000 gendarmes et policiers, je ne suis pas sûr que beaucoup d’entre eux soit arrivés sur le terrain", pointe-t-il. "La vigilance doit être de tous les instants. Nous sommes peut-être la cible numéro 1 de l’Etat islamique."

Vers une coalition internationale ? Concernant l’investissement de la France sur les terrains extérieurs, le responsable appel à un renforcement des frappes et, éventuellement, à la mise en place d’une coalition internationale pour combattre plus rapidement et efficacement daesh. "Il faut continuer ce que nous faisons et l’intensifier si nécessaire dans le ciel de la Syrie et de l’Irak." "[…]Une coalition des forces internationales qui viennent en soutien de nos frappes aériennes […], c’est sans doute une direction dans laquelle il faut aller."

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