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«Aides ciblées» sur le carburant : «Nous n’avons plus les moyens du quoi qu’il en coûte», admet Vincent Jeanbrun

Face aux "aides ciblées" sur le carburant dont le montant interpelle, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun admet que l'État n'a plus les moyens du "quoi qu'il en coûte". D'où cette aide presque "chirurgicale".

Un temps révolu. Le 12 mars 2020, à l'aube du premier confinement, Emmanuel Macron martèle une expression qui restera certainement comme l'une des plus marquantes de ses deux quinquennats : "quoi qu'il en coûte". 

Six ans plus tard, alors que la guerre au Moyen-Orient est à l'origine d'une nouvelle crise des prix du carburant, cette doctrine, devenue un symbole pour sauver les entreprises pendant la crise du Covid-19, semble bien loin. Face à une flambée inédite des prix à la pompe, le gouvernement a promis des "aides ciblées" pour un mois et a débloqué une enveloppe de 70 millions d'euros. 

"Notre pays a beaucoup trop dépensé pendant des dizaines d'années"

Une goutte d'eau par rapport aux milliards débloqués pour faire face aux précédentes crises. "Notre pays a beaucoup trop dépensé pendant des dizaines d'années et aujourd'hui, nos moyens sont limités de manière générale pour tous les sujets", réagit au micro du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Vincent Jeanbrun. 

"On a fait le quoi qu'il en coûte. C'est un fait. Ça a été dit, ça a été annoncé. Mais aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte", admet le ministre de la Ville et du Logement.

"Donc on ajuste et on fait au plus précis, de façon, j'allais presque dire, chirurgicale."