Après la découverte de son nom dans les dossiers de l'affaire Epstein, la pression s'accentue autour de Jack Lang. L'Élysée et Matignon demandent au ministère des Affaires étrangères de le convoquer pour qu'il s'explique alors que les appels à sa démission de l'Institut du monde arabe, qu'il préside, se multiplient.
La pression monte sur Jack Lang. Le nom de l'ancien ministre de la Culture sous la présidence de François Mitterrand est cité dans les documents relatifs à l'affaire Epstein déclassifiés ces derniers jours. Si Jack Lang nie avoir eu connaissance des crimes sexuels commis par le financier américain, les appels à démissionner de la présidence de l'Institut du monde arabe se multiplient.
De son côté, ce jeudi, l'exécutif estime que Jack Lang devrait "penser à l'institution". D'ailleurs, l'Élysée et Matignon "ont demandé au ministre des Affaires étrangères de convoquer Jack Lang" pour qu'il s'explique, a ajouté l'entourage d'Emmanuel Macron.
Jack Lang plaide la naïveté
Plusieurs appels à sa démission ont été lancés, y compris depuis le Parti socialiste. Le patron du PS, Olivier Faure, a estimé qu'il devait "réfléchir" à quitter son poste. Cependant, l'ancien ministre de la Culture a refusé, invoquant sa "naïveté" face aux révélations sur ses liens passés avec le financier américain Jeffrey Epstein mort en prison en 2019.
Aucune charge ne pèse contre Jack Lang, et sa présence dans ces documents n'implique aucun acte répréhensible. Néanmoins, la mention de son nom à 673 reprises et ses liens d'intérêt avec le financier américain l'ont éclaboussé lui et sa fille Caroline.