Affaire des attachés parlementaires : perquisition au siège du MoDem à Paris

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© DENIS CHARLET / AFP
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Une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel" avait été ouverte le 9 juin.

Une perquisition était en cours mercredi matin au siège du MoDem à Paris dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'attachés parlementaires, a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information de RTL. Les investigations sont menées par les policiers anticorruption de l'Oclciff depuis le début de matinée, a précisé cette source.

Contacté par Reuters, l'avocat du mouvement Me Francis Teitgen n'a pu "ni confirmer ni infirmer", aucun membre de la formation n'étant mis en examen.

L'affaire démarre en mars. L'affaire a débuté en mars par une dénonciation d'une élue du FN, Sophie Montel. Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête préliminaire visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem. En juin, la polémique a rebondi : un ex-employé du parti centriste a fait un signalement au Parquet de paris, déclenchant l'ouverture d'une enquête spécifique sur le MoDem, qui a envoyé au total six élus au Parlement européen entre 2009 et 2014. Puis le parquet de Paris a ouvert fin juillet une information judiciaire contre X pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries".

L'enquête s'appuie notamment sur un témoignage adressé à la justice par un ancien salarié, Matthieu Lamarre. Engagé à temps plein en décembre 2010 comme "responsable web et réseaux sociaux" du parti, il avait immédiatement signé un avenant de détachement auprès de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias.

La démission de plusieurs ministres. Les accusations d'emplois fictifs avaient contraint la ministre des Armées Sylvie Goulard, le garde des Sceaux François Bayrou et la ministre des affaires européennes Marielle de Sarnez à quitter le premier gouvernement d'Edouard Philippe. Début septembre, François Bayrou, président du MoDem depuis 2007, avait affirmé que cette affaire était "un obstacle artificiel, inventé". Il avait alors indiqué qu'il n'avait pas été "informé, convoqué ou entendu". Les policiers de l'office anticorruption ont entendu plusieurs personnes, dont l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, Matthieu Lamarre, Isabelle Sicart et Karine Aouadj, deux assistantes parlementaires, ainsi que l'ex-députée européenne Corinne Lepage.