Adrien Quatennens, député La France insoumise : "La menace russe n'existe pas"

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Comme Jean-Luc Mélenchon avant lui, le député Insoumis du Nord Adrien Quatennens a fustigé mercredi sur Europe 1 le projet européen d'Emmanuel Macron, raillant notamment ses propositions en matière de défense.
INTERVIEW

Dans une tribune intitulée "Sortez des traités, stupides !", le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon jugeait lundi que "la peur des Russes est absurde". Adrien Quatennens, député LFI du Nord, lui a emboîté le pas, mercredi, sur Europe 1. Pour ce dernier, "la menace russe n'existe pas".

Un projet "dangereux". Le jeune élu, membre de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, critique ainsi lui aussi la tribune envoyée par Emmanuel Macron aux Européens, la semaine passée. Quand le président de la République "propose de faire une Europe de la Défense qui serait toujours liée à l'Otan, c'est dangereux", a estimé Adrien Quatennens au micro de Sonia Mabrouk.

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"Se défendre contre quoi, contre qui ?". "Se défendre contre quoi, contre qui ? C'est une question qui mérite d'être posée", poursuit le député Insoumis. "Des menaces, il y en a, bien évidemment. Est-ce qu'il y a besoin pour autant d'une défense à l'échelle européenne dont on sait bien (…) qu'en réalité il s'agit de se défendre contre une prétendue menace russe dont je vous dis qu'elle n'existe pas ?", s'interroge le député qui ajoute : "Ce n'est pas celle-ci qui devrait nous inquiéter de prime abord…" Dans sa tribune publiée sur le site de Libération, Jean-Luc Mélenchon estimait aussi que "Macron est devenu dangereux pour la paix" et que "sa phobie antirusse le fait rôder aux frontières de la guerre".

Le chef de l'État, sans jamais évoquer Moscou, a clairement exposé son cap dans sa lettre, évoquant "un traité de défense et de sécurité (qui) devra définir nos obligations indispensables, en lien avec l'Otan et nos alliés européens : augmentation des dépenses militaires, clause de défense mutuelle rendue opérationnelle et Conseil de sécurité européen associant le Royaume‑Uni pour préparer nos décisions collectives".