À Angoulême, des dessinateurs de BD offrent à Macron un t-shirt qui dénonce les violences policières

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LBD Macron t-shirt Angoulême 1:38
Des auteurs de BD ont offert un t-shirt "LBD 2020" à Emmanuel Macron © Capture d'écran Twitter
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Emmanuel Macron est au festival de la BD d'Angoulême, jeudi. Un collectif d'auteurs lui a offert un t-shirt "LBD 2020", représentant un personnage éborgné, pour dénoncer les violences policières.

La visite d'Emmanuel Macron au festival de la BD d'Angoulême, jeudi, ne s'annonçait pas de tout repos. Les auteurs sont très remontés contre l'exécutif, auquel ils réclament des mesures pour mieux vivre de leur art. Mais ce n'est visiblement pas le seul sujet sensible. Jeudi, à l'issue d'un déjeuner avec des bédéistes, le président de la République s'est vu offrir un t-shirt qui dénonce les violences policières. 

Le président a rappelé la "liberté de blasphème et de caricature"

Ce t-shirt "LBD 2020" représente un personnage éborgné et a été remis à Emmanuel Macron par Jul, auteur notamment de Silex and the City. Sur une photo, qu'il a lui-même transmise à Europe 1, l'auteur tout sourire s'affiche aux côtés du président, qui semble également de bonne humeur. Selon des participants au déjeuner, les discussions ont été "musclées" autour de ces questions du maintien de l'ordre, mais également de l'écologie. 

L'Élysée a également réagi en expliquant qu'après "un échange avec Jul, le président a exprimé son désaccord sur ce que [le dessinateur] appelle les violences policières. Il a rappelé qu'on est en démocratie, qu'il croit à la liberté de blasphème et de caricature". Emmanuel Macron, de son côté, a estimé que "c'est parce que nous sommes une société libre que le président peut accepter de poser avec un t-shirt avec lequel il n’est pas d’accord". Cependant, le chef de l'État récuse le terme de "violences policières", assurant que "la violence est d'abord dans la société". Mais s'"il y a des policiers et de gendarmes qui ne respectent pas la déontologie, et je l'ai dit très clairement, je souhaite qu'ils soient poursuivis et sanctionnés de manière exemplaire", a-t-il ajouté.

Europe 1
Par Jean-Rémi Baudot et Margaux Baralon