Mobilisation contre un décret déjà enterré
Les professeurs des collèges et des lycées étaient appelés à faire grève ce mardi. Ils demandaient l'abrogation du décret du ministre Gilles de Robien, qui allonge le temps de travail de certains profs sans augmenter leur salaire et instaure la bivalence. La mobilisation n'a pas connu un grand succès mais le décret ne devrait pas passer le cap de la présidentielle.
La mobilisation pour protester notamment contre la suppression de 5.000 postes à la rentrée n'aura pas vraiment été un succès. Pour la troisième fois en trois mois, enseignants des collèges et des lycées étaient appelés à protester. Une action soutenue par plusieurs organisations syndicales du second degré dont le Snes (syndicat majoritaire dans le second degré), le Snep, le Sgen-CFDT et la CGT-Education. Selon le Snes-FSU, la participation se situait autour de 38%. Elle n'était que de 20%, selon le ministère de l'Education. Les syndicats dénonçaient également le décret dit "Robien", allongeant le temps de travail de certains enseignants sans augmenter leur salaire et instaurant la possibilité pour les chefs d'établissement de leur imposer d'enseigner une deuxième discipline (ce qu'on appelle la bivalence). Mais la question semble déjà réglée puisque ni Ségolène Royal, ni Nicolas Sarkozy, ni François Bayrou n'ont l'intention d'appliquer le décret Robien. C'est l'UMP qui avait annoncé la couleur la semaine dernière par la voix de Xavier Darcos. L'ancien ministre avait annoncé que le candidat Sarkozy entendait tout remettre à plat. Ségolène Royal a expliqué qu'elle n'allait pas empiler les réformes. Le Snes prend acte mais précise que cela passe par le rétablissement des 5.000 postes supprimés à la prochaine rentrée.