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«60% des personnes présentes en hébergement d'urgence sont sans-papiers», souligne Vincent Jeanbrun

Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce jeudi matin. Au micro de Romain Desarbres, l'ancien maire de L'Haÿ-les-Roses souligne que l'hébergement d'urgence est engorgé par des personnes sans-papiers. 

Manque-t-on d'hébergement d'urgence ? Malgré un budget de 3 milliards d'euros et près de 300.000 places disponibles à travers le pays (dont 200.000 en hébergement d'urgence et 120.000 autres réservées aux demandeurs d'asile), le dispositif reste sous-dimensionné selon les Inspections générales des finances. "61% des demandes d’hébergement restent non pourvues chaque jour malgré une hausse des crédits depuis dix ans", indique ainsi l'organisme dans un rapport publié en juillet dernier. 

Selon la fondation pour le logement des défavorisés (ex-fondation Abbé Pierre), près de 350.000 personnes seraient sans domicile fixe en France en 2025. Un chiffre alarmant qui met en lumière la difficulté de l'État à faire face également à l'afflux de migrants illégaux dans le pays, qui occupent également ces hébergements. 

Mieux contrôler qui est présent dans les hébergements

Invité ce jeudi matin, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun souligne que désormais, "60% des personnes qui occupent des places d'hébergement d'urgence sont sans-papiers, sans droit ni titre". 

"J'ai découvert qu'il n'y avait pas d'automaticité du contrôle d'identité dans notre hébergement d'urgence. Donc bien souvent, les travailleurs sociaux et les associations qui font un travail formidable pour mettre à l'abri notamment des femmes victimes de violences, des gens qui sont en souffrance, des enfants qui sont à la rue, et je veux vraiment les saluer, sont dans une logique de contrôle déclaratif. Donc, c'est quelque chose qu'on aimerait renforcer et il me paraît normal quand on héberge des personnes d'avoir leur identité ou de tout faire pour la trouver, la comprendre et ensuite que l'État soit en capacité de traiter ceux qui seraient déjà en OQTF, ceux qui éventuellement peuvent légitimement demander des papiers, etc", conclut-il.