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Canicule : un logement sur deux est une «bouilloire thermique», 9 sur 10 sont inadaptés à la chaleur

Selon une étude de l'IGNES, près de 9 habitations sur 10 sont inadaptées à la chaleur. Une situation qui concerne également les logements les mieux isolés, avec un DPE A ou B, qui peuvent se révéler être, eux aussi, des "bouilloires thermiques". 

Des logements protégés contre le froid, mais pas forcément contre le chaud ? C'est ce qu'il ressort d'une étude de l'IGNES, alors que Météo-France place 53 départements en vigilance orange canicule à partir de vendredi

50% des logements sont des "bouilloires thermiques"

L'Alliance des industriels qui proposent des solutions électriques et numériques pour donner vie et animer le bâtiment au service de ses occupants, a passé au peigne fin 9 millions de logements, et les résultats sont sans appel. En se basant sur les indicateurs "confort d'été" des DPE  - l’isolation de la toiture ou de la couverture, la présence de protections solaires extérieures sur les baies vitrées, inertie du logement, caractère traversant ou non du logement - près de 9 habitations sur 10 sont inadaptées à la chaleur. 

De plus, tout DPE confondu, près de 50% des logements analysés sont classés comme "bouilloire thermique". Une proportion qui passe à un tiers des habitations avec un DPE A ou B (les meilleurs). Concrètement, vivre dans un logement classé A offre donc une chance sur trois de souffrir de la chaleur. 

Par ailleurs, le taux de logements avec un indicateur "insuffisant", les "bouilloires thermiques", est de 42% pour les appartements contre 56% pour les maisons.

L'absence de protections solaires extérieures, première cause des "bouilloires thermiques"

Sur les 5 critères qui peuvent faire basculer un logement en "bouilloire thermique", deux sont particuliers : l'isolation de la toiture et les protections solaires extérieures (volets roulants, stores, films solaires). En effet, l'absence de l'un des deux classe automatiquement le logement dans cette catégorie. 

Or, 43% des logements sont insuffisamment dotés de protections solaires extérieures, un taux qui grimpe même à 50% pour les maisons, révèle l'étude. Le manque d'isolation sous la toiture concerne de son côté 18% des appartements et 14% des maisons. 

Derrière le constat dressé par l'étude de l'IGNES, l'Alliance pointe des défaillances du système DPE, puisqu'un tiers des évaluations n'affichent même pas la variable de confort d'été. Sans compter que l'IGNES souligne des erreurs persistantes de calcul, et "une méthodologie insatisfaisante qui ne prend pas en compte la localisation du logement ou encore la performance des équipements et matériaux de construction".