5G : "Il n’y a pas de risque sanitaire si on respecte les normes", assure Barbara Pompili

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Barbara pompili 2:53
© Frédéric Bukajlo/Capa Images/Europe 1
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Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a défendu mercredi sur Europe 1 la position d’Emmanuel Macron, qui souhaite que la 5G soit déployée rapidement sur le territoire français. La ministre de la Transition écologique assure que le temps a été pris pour écarter toute dangerosité.
INTERVIEW

Emmanuel Macron a été clair : il n’y aura pas de moratoire sur la 5G en France. Le président de la République l’a affirmé avec force mardi devant des entrepreneurs du numérique, tançant ceux qui préférèrent "le modèle Amish" et le "retour à la lampe à huile". Des expressions qui ont provoqué l’ire des écologistes et des forces de gauche, qui alertent sur la potentielle dangerosité de ce nouveau standard pour la téléphonie mobile, qui doit être déployé dans les mois à venir. "il n’y a pas de risque sanitaire si on respecte les normes", a répondu Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, mercredi sur Europe 1.

"On est là pour essayer d'apporter des réponses"

"Les écologistes ont raison, comme d’autres, de se poser des questions sur cette nouvelle technologie", a tout de même admis l'ancienne adhérente des Verts. "Il faut qu’on essaye de comprendre à quoi elle sert, ce qu’elle peut apporter et puis surtout s’il y a des risques. Je trouve tout à fait normal qu’on pose des questions. Et nous on est là pour essayer d’apporter des réponses", a souri la ministre.

Pourtant, dans leurs propositions, les participants à la Convention citoyenne sur le climat avaient réclamé en juin 2020 un moratoire sur la 5G. "Ils avaient d’abord dit que c’était plutôt a priori une bonne opportunité, parce que ça permettait de développer économiquement et de pouvoir accéder à tous les bénéfices du numérique", a corrigé Barbara Pompili. "Maintenant, les citoyens nous disaient qu'il faudrait peut-être prendre le temps pour vérifier si il n’y a pas de problème sanitaire, et pour vérifier comment on peut faire pour qu’il n’y ait pas trop de problèmes environnementaux", a-t-elle ensuite concédé. 

"Je vois ce que la 5G peut apporter"

Et la ministre a accédé à leur demande, a-t-elle juré. "Quand je les ai reçus, dès que je suis arrivée, j’ai décidé de lancer une inspection qui permet de regarder, dans la littérature scientifique, où on en est sur les questions sanitaires", a assuré Barbara Pompili. "Et là, justement, on a un rapport qui est sorti hier qui nous donne des données et qui nous précise que sur les bandes qui vont être occupées d’ici la fin de l’année, il ne va y avoir aucun risque si on respecte les normes. Le temps a été pris." 

Barbara Pompili semble donc avoir embrassé la cause de la 5G. "Je vois ce que ça peut apporter", a-t-elle confirmé, exemples à l'appui : "Sur la médecine aujorud’hui, sur la télémédecine, on a besoin de temps de réponse très, très court, et ça peut permettre de faire des opérations à distance, ce qui pourrait être vraiment une avancée. Ça peut aussi permettre pour les municipalités qui mettent de l’eau pour arroser les jardins, de pouvoir gérer ça et arrêter l’eau quant il n’y en a plus besoin."