Une cinquantaine d'individus s'en sont pris à des pompiers et policiers venus éteindre un feu de poubelle à Laval. Tirs de mortier, voitures brûlées, commerce saccagé, ces violences font suite à un contrôle routier qui avait dégénéré en début de semaine.
Laval, ville de 50.000 habitants réputée sans histoire, a été la cible dans la nuit de vendredi à samedi de violences urbaines. Appelés pour un feu de poubelle dans le quartier populaire Saint-Nicolas, les pompiers ont été pris à partie par une cinquantaine d'individus.
Il est 21h30 lorsque pompiers et policiers interviennent pour ce feu de poubelle. Plus d'une cinquantaine de personnes les attendent, avec des tirs de mortier et des voitures incendiées. Un commerce est saccagé, du mobilier urbain détruit.
Les émeutiers ont également visé la maison du département. Olivier Richefou, président du conseil départemental de la Mayenne, détaille les faits. "Ils ont tenté de pénétrer dans les locaux et, n'y arrivant pas, ils ont brûlé les voitures qui étaient à l'extérieur, cinq voitures du département. Ils s'en sont même pris à une association qui est sur place et qui s'occupe d'enfants en situation de handicap. Vraiment totalement déraisonnable", dénonce-t-il.
Un contrôle routier à l'origine des tensions
À l'origine de ces violences, un contrôle routier survenu en début de semaine. La police avait alors intercepté un véhicule roulant à vive allure. Sébastien Tessier, secrétaire départemental d'Alliance Police nationale de la Mayenne, revient sur l'enchaînement des événements. "La situation a dégénéré avec une trentaine d'individus qui se sont mêlés au contrôle et qui ont pris à partie mes collègues de la brigade d'intervention. À la suite de ça, il y a eu une vidéo qui a été relayée sur les réseaux sociaux, appelant quasiment à l'insurrection, parce qu'elle appelait toutes les cités de France à venir sur Saint-Nicolas", explique-t-il.
L'un des individus interpellés lors du contrôle routier a été condamné en comparution immédiate à huit mois de prison avec sursis. Une enquête est par ailleurs ouverte pour violences avec guet-apens et destruction du bien d'autrui par incendie.