Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, Maud Brégeon a dénoncé une "culture de l’excuse sociale" face aux violences et appelé à une réponse pénale ferme.
Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement, est revenue sur les violences survenues en marge des célébrations. Elle a dénoncé une "culture séparatiste" et une remise en cause permanente de l’autorité, après les attaques visant notamment les forces de l’ordre et des commerçants.
"Les policiers et les gendarmes ont été pris à partie, c’est absolument intolérable. Mais les commerçants l’ont été aussi", a-t-elle rappelé. Selon la porte-parole du gouvernement, ces violences disent quelque chose "de la société française» et d’un «problème de violence endémique".
Face à ces violences, Maud Brégeon distingue deux réponses. D’abord, à court terme, une réponse pénale "extrêmement ferme". "La réponse de court terme, c’est la fermeté", a-t-elle insisté. Ensuite, sur le long terme, elle met en avant la nécessité d’un travail éducatif.
Cette logique est "profondément dangereuse"
"La réponse de long terme, c’est la question de l’éducation", a-t-elle poursuivi. La porte-parole du gouvernement s’en est également prise à une partie de la gauche, qu’elle accuse de chercher des explications sociales aux violences plutôt que de condamner d’abord les faits.
"Je suis toujours effarée d’entendre, notamment une partie de la gauche, La France insoumise, mais pas que, pointer d’abord du doigt les policiers et les gendarmes quand on a ce type de violence", a-t-elle déclaré. Maud Brégeon a appelé à rompre avec ce qu’elle qualifie de "culture de l’excuse sociale".
"Il faut arrêter en France avec cette recherche permanente de l’excuse sociale", a-t-elle martelé. Selon elle, la précarité, l’éloignement des "beaux quartiers parisiens" ou l’origine immigrée ne peuvent pas rendre ces violences "plus acceptables" ou "plus explicables".
"L’immense majorité des Français qui ont des difficultés à la fin du mois ne caillassent pas les forces de l’ordre et ne brûlent pas les voitures", a-t-elle souligné. Pour la porte-parole du gouvernement, cette logique est "profondément dangereuse", car elle s’attaque au "vivre ensemble" qu’elle prétend défendre.