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Violences après la victoire du PSG : les policiers désarmés face aux méga-mortiers d'artifice des casseurs

Lou Dumas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Lou Dumas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, des débordements et des casses ont été constatés dans la capitale. Face au recours des émeutiers aux mortiers d'artifice, les policiers parisiens se sont retrouvés démunis.

Quel enseignement tactique tirer des violences urbaines qui ont suivi le sacre du PSG à Paris ? Samedi 30 mai au soir, les policiers parisiens ont été surpris par le nombre important de mortiers d'artifice. 

Avec une portée d'une centaine de mètres, les mortiers XXL sont particulièrement redoutables. Ils permettent ainsi de tenir les policiers à distance, pendant que d'autres émeutiers pillent les magasins. 

Les LBD inefficaces

À ce jour, les policiers ne sont pas équipés pour répliquer, parce que la portée de leurs lanceurs de balles de défense n'est que de 50 mètres, grand maximum. Face aux méga-mortiers d'artifice, les forces de l'ordre doivent se replier au-delà de cette distance. 

Leurs Lanceur de balles de défense (LBD) se révèlent inutiles. Techniquement, cela serait possible, mais trop dangereux car les policiers perdraient en précision, risquant d'impacter la mauvaise cible ou d'atteindre les visages.

Mais la solution pourrait venir des Belges et de leur géant de l'armement FN Herstal, qui commercialise le Smart ProtectoR 303-T, un lanceur de billes impactantes chargé de gaz ou de peinture. 

Des tests concluants

Sa visée assistée par intelligence artificielle permet de bloquer le processus de mise à feu pour prévenir toute erreur en cas de mouvement de la cible.

Une technologie qui permettrait donc de tirer d'une distance plus éloignée sans risquer des dommages collatéraux. Selon les informations d’Europe 1, plusieurs policiers français ont assisté à des démonstrations. Les gendarmes l'ont même expérimenté lors d'entraînements.

Si des faiblesses ont été relevées, les tests sont plutôt concluants, selon une source proche du dossier. L'arme intéresse aussi d'autres pays européens, dont les Pays-Bas ou l'Allemagne.