Quatre ans après le meurtre du médecin militaire Alban Gervaise devant l’école de ses enfants à Marseille, son agresseur, déclaré irresponsable pénalement, va bénéficier d’un assouplissement de son hospitalisation psychiatrique. Placé en hôpital de jour, il pourra désormais rentrer chez lui chaque soir et chaque week-end, une décision qui suscite l’incompréhension et la colère de la veuve de la victime.
Une décision choquante. Il y a quatre ans, Alban Gervaise, médecin militaire, a été mortellement poignardé devant l’école de ses enfants, à Marseille, dans le quartier du Merlan. Son agresseur avait été déclaré irresponsable pénalement et n’a donc jamais été jugé. Cet homme, qui était hospitalisé en psychiatrie, pourra désormais bénéficier de sorties.
Peur de récidives
En effet, il était jusqu’à présent placé sous le régime contraignant de l’hospitalisation d’office. Mais, comme le craignait la veuve d’Alban Gervaise, un assouplissement devait tôt ou tard être proposé. Ce sera donc chose faite dans les jours à venir. Mohamed L. sera placé en hôpital de jour afin d’y poursuivre son traitement psychiatrique. Ce qui signifie qu’il pourra rentrer chez lui chaque soir et chaque week-end.
L’incompréhension est totale, rapporte Stéphane Bonichot, l’avocat de Christelle Gervaise. "Elle est dans un état d’esprit de révolte, parce que le meurtrier de son mari se trouve dans une situation de semi-liberté, avec un encadrement de sa situation tout à fait précaire. Elle a peur qu’il y ait des récidives. Elle a le sentiment que, finalement, ce crime n’a pas été suffisamment puni", rapporte-t-il.
La veuve d’Alban Gervaise avait toujours pris soin de rappeler que le meurtrier de son mari avait été qualifié de dangereux par les experts psychiatres qui s’étaient penchés sur son profil. Mohamed L. retrouvera donc une liberté partielle, seulement quatre ans après le meurtre du médecin militaire, pour lequel il n’a jamais été jugé en raison de son irresponsabilité pénale.