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Qui est Elias d'Imzalène, condamné en 2024 pour son appel à «l'intifada» à Paris, aperçu derrière le maire de Trappes après l'attentat ?

Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Elias d'Imzalène, militant propalestinien de Trappes qui avait appelé à "l'intifada" en 2024, figurait derrière le maire de la ville lors de la visite d'Emmanuel Macron, vendredi 23 octobre, le soir de l'attentat raciste qui a fait un mort. Une présence qui interroge.

Elias d'Imzalène, condamné en 2024 pour son appel à "l'intifada", apparaît derrière Ali Rabeh, maire Génération.s de Trappes, lors de son allocution devant la presse, vendredi 23 octobre, quelques heures après l’attentat. Sa présence n'a pour l'instant pas été expliquée, alors qu'il est pourtant très surveillé des services de renseignement. 

Ce fondamentaliste islamiste, fiché S, a longtemps gravité autour du CCIF, le Collectif contre l'islamophobie en France, dissous en 2020. Il est très proche de l'imam Iquioussen, figure des Frères musulmans, expulsé de France en 2023. 

Une peine de 5 mois de prison avec sursis

L'homme avait été condamné pour ces propos : "Est-ce qu'on est prêt à mener l'intifada à Paris ? Dans la banlieue, dans nos quartiers ?" C'était en septembre 2024 lors d'une manifestation pro-palestinienne. 

Poursuivi pour provocation publique à la violence en raison de l'ethnie, la nation, ou la religion, il avait été condamné à 5 mois de prison avec sursis. Un agitateur de foule qui récupère donc l'attentat de Trappes.

Un appel à se rassembler samedi

Lundi 26 octobre soir, dans une salle privatisée à la Bourse du travail, il s'est exprimé : "Nous serons là pour défendre nos sœurs, nos frères dans les quartiers... Il y aura une grande manifestation de la fierté des musulmans, des noirs". 

Elias d'Imzalène appelle les quartiers populaires à se rassembler samedi 31 octobre, en parallèle des manifestations des Gilets jaunes. Un week-end donc à très haut risques pour les forces de l'ordre.