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Projet Médusa : un vaste réseau international de prédateurs sexuels adeptes de la soumission chimique démantelé

[JOHN THYS / AFP]

Une opération menée dans sept pays, dont la France et les États-Unis, a permis de démanteler un réseau international de prédateurs sexuels spécialisés dans la soumission chimique. Baptisée "Projet Médusa", l'enquête a conduit à des dizaines d'interpellations, à l'identification de 156 victimes et suspects, et révèle l'existence de communautés en ligne où étaient échangés conseils, récits de viols et techniques d'agression.

C'est un vaste réseau qui fait froid dans le dos. Les policiers de sept pays différents, dont la France et les Etats-Unis appuyés par Europol, ont identifié une nébuleuse de prédateurs sexuels et surtout de nombreuses victimes. 

L'opération de police, secrètement intitulée "Projet Médusa", a permis d'arrêter des dizaines de suspects à travers l'Europe. Tous sont des adeptes de la soumission chimique. Les mis en cause échangeaient entre eux en toute discrétion sur des forums privés ou via des messageries cryptées.

Les correspondances sont obscènes où certains racontent leurs expériences avec les femmes. D'autres vont plus loin et partagent leurs techniques pour abuser sexuellement leurs victimes. Un prédateur explique même comment il est entré en contact avec Dominique Pélicot pour "bénéficier de son expérience".

100.000 photos de viols retrouvées dans un disque dur

Ce même homme a d'ailleurs été interpellé et jugé le 12 juin dernier pour avoir drogué et violé sa compagne dans la région lyonnaise. Il a écopé de 15 ans prison. Un autre, cette fois-ci en Belgique, a été condamné en avril 2026 à dix ans de prison pour avoir drogué, filmé et violé ses trois ex-compagnes.

Près de 100.000 photos de viols ont été retrouvées sur son disque dur. Au total, 156 victimes et prédateurs sexuels ont été identifiés. Mais les investigations se poursuivent. Le réseau pourrait être encore plus important. Selon les enquêteurs, 274 nouvelles pistes d’enquête et quatre communautés misogynes en ligne viennent d'être identifiées.