Trois personnes ont été mises en examen après la fusillade qui a fait trois morts et deux blessés graves la semaine dernière à Nice. Un poste de police municipale a été installé dans le quartier des Moulins.
Trois personnes ont été mises en examen après la fusillade survenue la semaine dernière à Nice, en plein jour, sur fond de narcotrafic. Cette attaque a coûté la vie à trois personnes et en a blessé deux autres grièvement. Selon le procureur, ces interpellations ont permis d’éviter un nouveau drame.
De son côté, comme il l’avait promis, le maire de NiceÉric Ciotti a installé un poste de police à l’endroit même de la fusillade, dans le quartier sensible des Moulins. Ce poste est situé sur la place des Amaryllis, où deux pères de famille ont perdu la vie il y a une semaine et où d’autres fusillades ont déjà ensanglanté le quartier. Cette place est considérée comme l’un des derniers points de deal des Moulins.
"Il faut de l’investigation, il faut des enquêteurs"
La devanture bleu, blanc, rouge ne permet pas de voir l’intérieur des locaux, présentés aux autorités par le directeur de la police municipale. "Monsieur le préfet, monsieur le maire, le poste de police aménagé sur la place des Amaryllis restera un point d’appui. Il n’y aura pas d’accueil du public", a-t-il expliqué.
Le poste accueillera une dizaine de policiers municipaux. La volonté affichée par le nouveau maire de Nice est de réinvestir ce quartier gangrené par le trafic de stupéfiants. "Il faut de l’investigation, il faut des enquêteurs, mais il faut aussi de la présence sur le terrain. Donc nous ouvrons aujourd’hui ce poste de police municipale. Cette police sera, avec la police nationale, dans le cadre notamment de patrouilles mixtes, présente en permanence", a déclaré Éric Ciotti.
Comme de nombreux habitants des Moulins, Assiba attend désormais de voir si cette présence policière permettra un retour à une vie normale. "J’espère que ça va aboutir, que notre sécurité sera assurée. Ceux qui ont été visés il y a une semaine, ils n’ont rien à voir avec ça", confie-t-elle au micro d’Europe 1. En deux ans, dans le quartier des Moulins, onze innocents sont morts, victimes de la guerre que se livrent les narcotrafiquants.