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Mort du streamer Jean Pormanove : le parquet de Paris a requis des mandats d’arrêt contre les gérants de Kick

L’enquête se poursuit afin de déterminer si des manquements ont pu contribuer au drame. [Lionel BONAVENTURE / AFP]

Le parquet de Paris a requis des mandats d’arrêt contre les gérants de la plateforme Kick, après le décès en direct du streamer Jean Pormanove en direct, réputé pour sa faible modération des contenus. Les responsables, convoqués par la justice, ne se sont toujours pas présentés.

Dans le collimateur de la justice. Le parquet de Paris a requis des mandats d’arrêt à l’encontre des gérants de la plateforme de streaming Kick, à la suite du décès en direct du streamer Jean Pormanove. Une affaire qui relance le débat sur la responsabilité des plateformes numériques et leurs politiques de modération.

Le drame s’est déroulé lors d’un live diffusé sur Kick, plateforme connue pour revendiquer une modération très limitée des contenus. Le décès du streamer, survenu sous les yeux de spectateurs connectés en direct, a suscité une vive émotion et déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Kick n'a pas répondu présent

Selon le ministère public, les gérants de la plateforme ont été officiellement convoqués dans le cadre de cette procédure. Des convocations restées sans réponse. En l’absence de comparution des responsables concernés, le parquet de Paris a donc décidé de requérir des mandats d’arrêt, estimant nécessaire de contraindre leur présentation devant la justice.

Cette décision marque un tournant dans le dossier et illustre la volonté des autorités judiciaires de mettre la lumière sur les conditions de diffusion et les éventuelles responsabilités de la plateforme. Elle intervient dans un contexte de pression croissante sur les acteurs du numérique, régulièrement accusés de laxisme en matière de modération et de protection des utilisateurs.

L’enquête se poursuit afin de déterminer si des manquements ont pu contribuer au drame et d’établir les responsabilités pénales éventuelles. De son côté, la plateforme Kick ne s’est, à ce stade, pas publiquement exprimée sur les réquisitions du parquet.