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Mort de Quentin Deranque : proches de Raphaël Arnault, membres de la Jeune Garde... Qui sont suspects placés en garde à vue ?

[© Bastien Doudaine / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Sept jours après les faits, onze personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête sur le meurtre de Quentin Deranque, un militant identitaire lynché à mort le 12 février en marge de la conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Lyon (Rhône).

Une semaine jour pour jour après l'agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, les premiers suspects devraient être présentés aujourd'hui à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen. 

11 personnes ont été interpellées ces deux derniers jours, neuf d'entre elles ont vu leur garde à vue prolongée hier soir. Certains mis en cause pour homicide volontaire, violence aggravée et association de malfaiteurs, d'autres pour avoir aidé les agresseurs à se cacher. 

Deux attachés parlementaires du député LFI Raphaël Arnault en garde à vue

Parmi ces suspects, il y a désormais deux attachés parlementaires du député insoumis Raphaël Arnault. Il y a d'abord celui surnommé Jeff, Jacques-Elie Favrot, connu de la police pour au moins quatre faits, des détentions d'armes, des vols, mais surtout, il est impliqué dans de nombreuses violences, il est suspecté d'avoir porté des coups à Quentin. 

Ce membre historique de la Jeune Garde est d'ailleurs fiché S, tout comme un autre suspect en garde à vue également, et lui aussi est un attaché parlementaire de Raphaël Arnault. Son nom, Robin Chalendard, mais à l'Assemblée nationale, il est connu sous le pseudo de Robin Michel. Contrairement à son comparse, il n'était pas sur le lieu de l'agression. Mais ce qu'il lui reprochait, c'est d'avoir aidé certains agresseurs à se cacher lors de leur fuite.

Enfin, un ancien stagiaire de Raphaël Arnault, Adrien B., également issu de la Jeune Garde, fait partie des suspects en garde à vue. Alors, les députés insoumis, tous fichés, étaient-ils au courant de la présence de ces collaborateurs à Lyon lors de la conférence de Rima Hassan à Sciences Po ? 

Pire, leur a-t-il donné la consigne d'y aller et de se battre ? Si ces éléments venaient à être confirmés, Raphaël Arnault pourrait être à son tour mis en cause pour association de malfaiteurs. 

À noter que Jacques-Elie Favrot a assuré ne pas être l'auteur des coups mortels sur Quentin Deranque, mais il a reconnu "la commission de violence et sa présence sur les lieux" selon son avocat.