Mairie incendiée à Limoges : un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse

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avec AFP
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Ce jeudi dans la Creuse, un second suspect, âgé de 66 ans, a été interpellé dans l'enquête sur l'incendie "criminel" de la mairie de Limoges samedi. Un premier homme, âgé d'une trentaine d'années, avait été arrêté mardi en Haute-Vienne.

Un second suspect, âgé de 66 ans, a été interpellé jeudi matin dans la Creuse, après un trentenaire mardi en Haute-Vienne, dans l'enquête sur l'incendie "criminel" de la mairie de Limoges samedi, a annoncé le parquet.

Le premier homme arrêté est désormais mis en cause pour tentative de meurtre sur des policiers qui se trouvaient dans l'édifice lors de la mise à feu, et sa garde à vue a été prolongée de 48 heures, a précisé la procureure Émilie Abrantes dans un communiqué.

L'hôtel de ville de Limoges, un bâtiment inauguré en 1883 et classé, a été en grande partie détruit par les flammes lors de la mobilisation du 17 octobre qui a donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre.

Selon le parquet, "l'analyse détaillée des éléments de cartographie et de chronologie des faits, l'exploitation des images provenant du drone utilisé par la police nationale et les auditions des 13 policiers municipaux présents au sein de la mairie de Limoges au moment des faits" ont conduit à étendre le périmètre de l'enquête.

Le plateau de Millevaches pointé du doigt

Celle-ci était ouverte jusqu'à présent pour "dégradation d'un bien en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes" et "menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique".

Le second suspect, interpellé avec l'appui de l'antenne du RAID de Bordeaux, est en garde à vue pour "dégradation d'un bien en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes", a précisé le parquet. Selon les informations d'Europe 1, il est également poursuivi pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Le maire de Limoges, Guillaume Guérin (LR), a mis en cause dès dimanche "l'ultra-gauche" en montrant du doigt le plateau de Millevaches, un territoire rural où la présence d'une population réputée radicale nourrit méfiances et tensions entre Corrèze, Creuse et Haute-Vienne.

En effet, c'est dans la commune de Gentioux-Pigerolles, à environ 70 kilomètres de Limoges, que le second suspect a été interpellé, non loin de ce plateau. Les enquêteurs le suspectent donc d'être étroitement lié à cette mouvance d'ultra-gauche, tout comme le premier suspect interpellé mardi dernier.