L’eurodéputée LFI Rima Hassan a été placée en garde à vue ce jeudi à Paris pour "apologie du terrorisme", dans le cadre d’une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne. En cause, un tweet supprimé évoquant le terroriste Kōzō Okamoto, un ancien membre de l’Armée rouge japonaise. L'élue a également été placée en garde à vue pour détention de stupéfiants.
La députée européenne LFI Rima Hassan a été placée en garde à vue pour "apologie du terrorisme", ce jeudi à Paris, a appris Europe 1 de sources proches du dossier. Cela fait suite à un signalement par l'article 40 du code de procédure pénale de Matthias Renault, député RN de la Somme.
Une référence à un terroriste de l’Armée rouge japonaise
Une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne a été ouverte. Il est reproché à l'eurodéputée un tweet datant du 26 mars dernier, supprimé depuis, dans lequel elle évoque le terroriste Kōzō Okamoto, un ancien membre de l’Armée rouge japonaise.
Ce terroriste est notamment l'un des auteurs du massacre de l'aéroport international israélien de Tel-Aviv, le 30 mai 1972, qui avait causé la mort de 26 personnes et fait 80 blessés. Ce n'est pas la première fois que Rima Hassan est entendue pour apologie du terrorisme. En avril 2024, quelques semaines avant les élections européennes, elle avait été convoquée par la police pour ce même motif.
De la drogue de synthèse retrouvée dans son sac
En parallèle, l'élue insoumise a également été placée en garde à vue pour usage, transport et détention de stupéfiants, selon des sources concordantes. Quelques grammes de drogue de synthèse ont été retrouvés dans sa sacoche lorsqu'elle a été convoquée dans la matinée.
Pour le moment, impossible de savoir de quelle drogue il s'agit précisément. Celle-ci a été retrouvée lors d'une fouille classique avant la garde à vue. Elle est en cours d'analyse.