Deux ans après la mort de l'adjudant-chef Éric Comyn, mortellement percuté lors d'un refus d'obtempérer à Mougins, sa veuve Harmonie témoigne sur Europe 1. Elle dit sa douleur, sa colère et se prépare désormais au procès de l'automobiliste.
Âgé de 54 ans lors des faits, l'adjudant-chef Éric Comyn avait été mortellement percuté par un automobiliste après un refus d'obtempérer lors d'un contrôle routier. Deux ans après, mercredi 26 août, un hommage a été rendu au gendarme, qui avait perdu la vie à Mougins (Alpes-Maritimes). Une cérémonie s'est tenue à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), ville où est implanté le peloton motorisé auquel il était affecté.
Entourée de ses deux enfants, Harmonie Comyn, vêtue d'une longue robe noire, ne peut détacher son regard du portrait de son défunt mari. Deux ans après, la douleur reste immense.
"Il y a beaucoup de tristesse, bien évidemment, parce que le manque est là. Il y a des périodes qui sont plus faciles que d'autres. En l'occurrence, en ce moment, c'est une période qui est quand même plus délicate. (...) Il y a eu aussi l'anniversaire de mariage il y a peu de temps. La colère, j'en ai toujours. J'en ai toujours contre l'État. J'en ai toujours contre le meurtrier de mon époux", témoigne-t-elle au micro d'Europe 1.
Au pupitre face à elle, Sébastien Leroy, le maire de Mandelieu-la-Napoule, salue sa force et dénonce le fléau des refus d'obtempérer. "En 2025, il y a eu en France plus de 28 000 refus d'obtempérer, 11% de plus. Toutes les 7 minutes dans notre pays, un individu refuse d'obtempérer aux forces de l'ordre et prend la fuite", alerte l'édile.
Un procès aux assises en perspective
Harmonie Comyn attend désormais la tenue prochaine d'un procès aux assises. "Ouvertement, je vous dirais que j'essaie de me préparer, de m'armer, mais je sais pertinemment qu'au moment venu, il y aura peut-être des accès émotionnels qui seront plus difficiles à gérer que d'autres", témoigne-t-elle.
La date n'est pas encore fixée, mais l'homme qui a mortellement percuté son mari doit être jugé pour meurtre par la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Il a été renvoyé devant cette juridiction en avril 2026.