Alors que la France n’a jamais accueilli autant d’immigrés sur son territoire, les chiffres de la délinquance sur l’année 2025 sont dévoilés ce jeudi et seront scrutés de très près. Mais existe-t-il un lien entre immigration et insécurité comme certains le prétendent ? Europe 1 a enquêté et s'est penchée sur la question, en épluchant les données des personnes placées en garde à vue à Paris ce 28 janvier. Le résultat est édifiant.
Europe 1 s'est procuré les nationalités de l’ensemble des personnes placées ce mercredi en garde à vue dans l’ensemble des commissariats parisiens. Cela donne une photographie édifiante. Le constat est sans appel. Les étrangers sont bel et bien surreprésentés dans la délinquance.
165 garde à vue
Ce mercredi 28 janvier, les policiers parisiens chargés de la petite et moyenne délinquance ont enregistré 165 gardes à vue dans les commissariats de la capitale. C’était une journée sans manifestation, sans dégradation ou événement de voie publique particulière. Une journée somme toute banale et donc a priori représentative.
Parmi ces gardés à vue, 87 sont des étrangers. Plus d’un sur deux n’a donc pas la nationalité française. Parmi ces étrangers, la moitié sont des Algériens, suspectés de vol en réunion, de dégradation, de séquestration, ou de trafic de stupéfiants.
Le profil des suspects
Selon les informations d’Europe 1, les suspects de nationalité algérienne représentent un quart de l’ensemble des suspects. Viennent très loin derrière, les Marocains avec 7 gardés à vue, 4 Tunisiens, 4 Afghans, 3 Roumains, 3 Sénégalais. Le reste se compte en unité : un Néerlandais, un Serbe, un Iranien ou encore un Camerounais.
Ils sont, en très grande majorité, des hommes âgés d’une vingtaine d’années. Concernant les Français placés en garde à vue, les principaux motifs étaient le trafic de stupéfiants, les violences ou encore les délits routiers. Les étrangers, qui pèsent pour 8% de la population adulte, sont donc bien surreprésentés dans la délinquance.
Un constat parisien, mais pas que. Le préfet de Gironde indiquait il y a quelques jours que près de la moitié des auteurs de délinquance sur la voie publique étaient dans son département des étrangers.