Dans la suite du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, la cour s’est penchée sur la personnalité et la situation administrative de deux accusés, dont Azim Epsirkhaniv, ami du terroriste Abdoullakh Anzorov. Condamné en première instance pour complicité, il se trouvait avec sa famille en situation irrégulière en France au moment des faits, soulevant de nouvelles questions sur le contrôle des étrangers sur le sol français.
La suite du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty s’est tenue ce mardi 27 janvier, marquée par les interrogatoires de personnalité de deux des accusés. Parmi eux, Azim Epsirkhaniv, ami d’Abdoullakh Anzorov, le terroriste islamiste.
La cour s’est particulièrement penchée sur sa situation administrative : condamné en première instance à 16 ans de prison pour complicité d’assassinat terroriste, il se trouvait, avec sa famille, en situation irrégulière sur le sol français au moment des faits.
"Ils avaient fait une demande d’asile, elle avait été rejetée"
C’est à l’âge de 10 ans qu’Azim Epsirkhaniv et sa famille arrivent clandestinement en France. À la barre, son père explique qu’ils cherchaient à fuir la guerre en Tchétchénie. Installé à Évreux, le jeune homme se rapproche d’Abdoullakh Anzorov, terroriste tchétchène lui aussi et adepte de l’islam rigoriste.
Bien qu’en situation irrégulière, l’accusé et ses proches n’ont jamais été menacés d’expulsion, ce qui interroge maître Francis Szpiner, avocat du fils et de l’ex-compagne de Samuel Paty.
"Ces gens n’avaient rien à faire sur le sol français, la vérité est là. Ils avaient fait une demande d’asile, elle avait été rejetée. Il y avait aussi eu plusieurs condamnations, notamment du père. Il aurait dû être expulsé", détaille-t-il.
Condamné à plusieurs reprises
Le père d’Azim Epsirkhaniv, actuellement visé par une procédure d’expulsion mais présent à la barre, explique devant la cour avoir été condamné à plusieurs reprises pour défaut de permis. Même incarcéré après une bagarre, le père, tout comme son fils, impliqué à deux reprises dans des violences en réunion, a connu la prison.
L’accusé, adepte des sports de combat et des armes, est allé jusqu’à accompagner le terroriste islamiste pour choisir le couteau utilisé pour assassiner Samuel Paty.
Le procès se poursuit ce mercredi 28 janvier avec les interrogatoires de personnalité d’Abdelhakim Sefriou et de Brahim Chnina, les deux accusés à l’origine de la campagne de harcèlement contre Samuel Paty.