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Fusillade d'Aubagne : en juin, la DGSI avait déjoué une attaque liée à la True Crime Community contre un établissement scolaire

Fusillade d'Aubagne : en juin, la DGSI avait déjà déjoué une attaque contre un établissement scolaire liée à la True Crime Community [Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Quatre jours après la fusillade d'Aubagne, une nouvelle interpellation a eu lieu ce jeudi. Un adolescent de 13 ans a été arrêté dans le nord de la France, soupçonné d'avoir été en lien avec le tireur via TikTok grâce à la mouvance de la True Crime Community. En juin, un mineur de 17 ans a été interpellé à Strasbourg par la DGSI alors qu'il planifiait une attaque contre un établissement scolaire. 

L'enquête se poursuit après la fusillade d'Aubagne et ce collégien de 14 ans qui a tiré au fusil de chasse et blessé un principal ainsi qu'une enseignante de son établissement. Un autre jeune garçon de 13 ans a été interpellé dans le nord de la France. Il est soupçonné d'avoir été en contact avec le tireur via la mouvance True Crime Community. 

"Un écosystème de communautés numériques qui glorifie les tueries de masse"

Et ce ne sont pas les premières interpellations liées à cette mouvance. Au mois de juin dernier, un mineur de 17 ans a été arrêté par la DGSI à Strasbourg après plusieurs semaines de surveillance suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire au mois d'avril. 

Le 15 juin, les agents de la DGSI sont intervenus face à un risque de passage à l'acte imminent. Selon une source proche du dossier, le jeune homme prévoyait de s'en prendre à un établissement scolaire proche de chez lui. 

Il a été arrêté pour association de malfaiteurs terroriste et placé en détention provisoire. C'est l'analyse de ses supports numériques et de ses réseaux sociaux qui ont permis d'établir un lien entre son projet d'attaque et sa proximité avec la True Crime Community. 

Une mouvance décrite par le Parquet national antiterroriste (Pnat) comme "un écosystème de communautés numériques qui glorifie les tueries de masse et incite, dans certains cas, au recours à la violence extrême", autrement dit, au passage à l'acte. Au total, trois enquêtes terroristes ouvertes par le Pnat établissent des liens possibles avec ce mouvement, dont deux rien que cette année.