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Dégradations sur le siège d'Europe 1, de CNews et du JDD : les investigations confiées à un juge d'instruction

La chaîne d’information en continu avait réagi en assurant qu’"informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence". [Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les dégradations commises samedi sur le siège d'Europe 1, de CNews et du JDD à Paris font l’objet d’une information judiciaire. 25 personnes ont été placées en garde à vue et des suspects étaient présentés à la justice lundi en fin d’après-midi, selon des sources proches du dossier.

Les investigations portant sur les dégradations commises samedi au siège d’Europe 1, de CNews et du JDD, à Paris, ont été confiées lundi 19 octobre à un juge d’instruction après le placement en garde à vue de 25 personnes, a appris l’AFP de sources proches du dossier.

Des suspects étaient présentés à la justice lundi en fin d’après-midi, selon ces mêmes sources. En cause notamment : des tags inscrits samedi matin sur le mur du siège de CNews, avant le début de la manifestation du 17 octobre.

Des intimidations "inacceptables"

Après les faits, la chaîne d’information en continu avait réagi en assurant qu’"informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence". De son côté, Donat Vidal Revel, le directeur général d’Europe 1, a dénoncé des intimidations "en bandes organisées" visant le personnel et les journalistes de la station, qu’il a jugées "inacceptables".

Ce week-end, le parquet de Paris avait indiqué qu’une "soixantaine d’individus" avaient été "aperçus aux alentours de 06h50 – 07h00 aux abords des locaux de la chaîne" et qu’ils "construisaient des barricades à l’aide de poubelles devant les portes de l’entrée principale", certains "dissimulant leur visage".

"Le responsable de sécurité avisait les effectifs de police qui se rendaient sur les lieux pour procéder aux interpellations", avait poursuivi le ministère public. Avant l’intervention des policiers, "les individus avaient eu le temps de taguer des phrases sur le mur des locaux". Au total, 25 personnes ont ensuite été placées en garde à vue.