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Crash du vol Rio-Paris en 2009 : Airbus et Air France condamnés en appel pour homicides involontaires

Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'était abîmé dans l'océan Atlantique quelques heures après son décollage. [jakub_porzycki_nurphoto_via_afp_]

Les deux sociétés, qui avaient été relaxées en première instance et se défendaient de toute faute pénale, ont été condamnées à la peine maximale de 225.000 euros d'amende pour ce crash qui a fait 228 morts.

Dans un revirement judiciaire, la cour d'appel de Paris a déclaré jeudi Air France et Airbus coupables d'homicides involontaires dans le crash du vol Rio-Paris en 2009, les déclarant "seuls et entièrement responsables" de l'accident le plus meurtrier de l'aviation française.

Les deux sociétés, qui avaient été relaxées en première instance et se défendaient de toute faute pénale, ont été condamnées à la peine maximale de 225.000 euros d'amende pour ce crash qui a fait 228 morts.

Les fautes reprochées à Air France et Airbus

La justice reproche à Air France de ne pas avoir mis en place une formation adaptée des pilotes face aux situations de givrage des sondes Pitot, chargées de mesurer la vitesse de l'appareil, ainsi qu'un manque d'information des équipages.

Airbus est de son côté accusé d’avoir sous-estimé la gravité des défaillances de ces sondes et de ne pas avoir alerté avec suffisamment d'urgence les compagnies aériennes utilisant ces équipements.

Lors du procès en appel, le ministère public avait lui-même changé de position après avoir requis la relaxe lors du premier procès. Les avocats généraux avaient dénoncé une attitude jugée "indécente" des deux groupes, regrettant l'absence de "parole de réconfort sincère" envers les familles des victimes.

Le crash du vol AF447

Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'était abîmé dans l'océan Atlantique quelques heures après son décollage, causant la mort des 216 passagers et des 12 membres d’équipage.

Les enquêteurs avaient établi que le givrage des sondes Pitot, dans la zone météorologique difficile du "Pot au noir", avait été à l'origine de la catastrophe.

En 2023, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Airbus et Air France au pénal, estimant que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, aucun lien de causalité certain avec le crash n'avait pu être démontré.