Alors que le procès en appel de l'affaire Samuel Paty se déroule actuellement à Paris, les propos de Francis Vuillemin ont créé la polémique. Il soutient que Samuel Paty a "discriminé des élèves musulmans". Invité de Christine Kelly et vous, l'ancien professeur de philosophie Didier Lemaire soutient qu'il s'agit d'une "menace" contre le corps enseignant. Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Peut-on tout dire quand on est avocat ? En marge du procès en appel contre quatre accusés dans le cadre de l'affaire Samuel Paty, l'avocat du prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, Me Francis Vuillemin, a déclaré le professeur d'avoir "procédé à la discrimination des élèves musulmans" et d'avoir "demandé à des élèves de se désigner en fonction de leur religion".
Des propos qui ont largement fait réagir, notamment la famille du professeur tué devant son établissement en octobre 2020 ainsi que le milieu enseignant.
"Une stratégie perverse"
Invité de Christine Kelly et vous, l'ancien professeur de philosophie dans les Yvelines Didier Lemaire a déclaré qu'il s'agissait d'une "insulte à sa mémoire".
"D'abord, il y a un mensonge. La vérité, c'est que Samuel Paty n'a jamais stigmatisé personne dans sa classe, n'a jamais discriminé quelconque. Autre point, c'est une stratégie perverse qui consiste à continuer d'exercer une pression sur les professeurs aujourd'hui. C'est une manière de les menacer indirectement s'ils exercent leur mission. De les menacer finalement en leur mettant à nouveau une cible dans le dos", a-t-il ainsi analysé.
Selon Didier Lemaire, ces déclarations de Francis Vuillemin sont un "appel à une certaine gauche qui accepte cette idée que l'État, ou promeut cette idée plus exactement, que l'État serait raciste, islamophobe et donc que les agents de l'État, savoir les professeurs, seraient leur courroie de transmission".