Ce samedi 30 janvier, les forces de l'ordre manifestent dans toute la France à partir de 11h. Les policiers dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail.
Ras-le-bol de la police. Les forces de l'ordre descendent dans la rue. À l'initiative du syndicat Alliance, ils manifestent ce samedi 30 janvier à partir de 11h dans toute la France. 24 villes sont concernées.
Une manifestation qui prendra la forme d'une marche citoyenne, puisque les policiers espèrent bien qu'ils seront rejoints par la population. La dégradation des conditions et des moyens de travail sont dénoncés comme à Marseille.
Du travail "au milieu des cafards"
Dans la cité phocéenne, comme ailleurs, les exemples ne manquent pas, notamment avec des véhicules d'intervention avec six chiffres au compteur kilométrique.
"On demande à la police de combattre des criminels très dangereux (narcotrafiquants, refus d’obtempérer), alors que les policiers n’ont pas les moyens matériels de le faire, notamment des véhicules en mauvais état et trop usés", explique le secrétaire départemental d'Alliance Sébastien Greneron.
Il dénonce par ailleurs des conditions de travail difficiles : "Nous avons des collègues qui travaillent au milieu des cafards. Vous avez des sanitaires qui sont dans un état déplorable. On a des problèmes de chauffage. Vous avez des plafonds qui s'effondrent avec des fuites d'eau."
Les services d'enquête sont également dépassés par l'afflux des dossiers. "On ne peut pas avoir une réponse pénale pour certaines infractions. Le trafic de stupéfiants ou la personne qui se fait arrêter pour un vol, si elle n'est pas jugée de suite, elle va se dire : 'c'est de l'impunité, je suis tranquille, je peux continuer.' La police est en train de mourir et par conséquent, c'est la République qui se meurt", déplore de son côté Laurent.
Du travail "au milieu des cafards"
Les premiers à faire les frais de ces manques de moyens, ce sont les victimes qui viennent déposer plainte, se désole Sabrina : "On a des dossiers qui s'empilent sur les bureaux, ce n'est pas qu'on ne veut pas les traiter, c'est qu'on ne peut pas."
Avant de conclure : "Le plus grave, c'est qu'on essaie de les prioriser, mais ça passe entre les mailles du filet. Certains dossiers peuvent même prendre des années." C'est pourquoi ces policiers espèrent bien être rejoints par la population lors de ces manifestations.