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Blocus des lycées : l'exécutif face au risque d'enracinement et de radicalisation du mouvement

[Louis de Ducla / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après deux jours de mobilisation, le blocus des lycées prend de l'ampleur en France. Ce mardi, plus de 400 établissements étaient partiellement ou totalement bloqués. Avec un risque pour l'exécutif : que le mouvement s'enracine dans le temps et soit parasité par des éléments violents extérieurs aux lycées.

Après lundi, plusieurs centaines d’établissements scolaires ont une nouvelle fois été bloqués ou partiellement bloqués ce mardi, dans le cadre du mouvement lycéen. Une nouvelle fois, des scènes d'émeute ont été vues devant certains établissements. Plusieurs jeunes s'en sont pris violemment au mobilier urbain et aux forces de l'ordre. 

Au total, 416 lycées ont été partiellement ou totalement bloqués ce mardi, contre 183 lundi. Un chiffre qui a plus que doublé en l'espace de 24 heures. Ces actions visant les établissements scolaires, d’abord essentiellement en île de France, concernent désormais plusieurs grandes villes comme Lille, Nantes, ou encore Lyon.

Banalisation de la violence

Avec un risque majeur pour le gouvernement : que le mouvement s'enracine et se radicalise avec la venue d’éléments extérieurs aux lycées. "Il y a certains mouvements politiques radicaux qui viennent organiser le chaos aux abords des lycées. Ça met en danger les lycéens et ça met en danger les forces de sécurité", explique au micro d'Europe 1 Stanislas Gaudon, délégué national du syndicat Alliance. 

Ces membres de l’ultragauche, violents, pourraient ainsi être incités à se mêler aux élèves, notamment après les discours de certains élus de La France insoumise banalisant la violence comme ce mardi avec Bally Bagayoko, le maire LFI de Saint-Denis. "La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi", insistait-il devant les élèves, considérant toutefois que "l’éviter, c’est mieux".

Les autorités redoutent enfin que la mobilisation s’étende aux étudiants. Plusieurs facultés comme celle de lettres à Clermont-Ferrand étaient déjà bloquées ce mardi.